Beaucoup de migrants débarquent à Menton après avoir traversé ma frontière franco-italienne . Crédit : InfoMigrants
Beaucoup de migrants débarquent à Menton après avoir traversé ma frontière franco-italienne . Crédit : InfoMigrants

Deux policiers ont été blessés dans une bagarre opposant migrants et forces de l'ordre samedi soir dans un train reliant Menton à Nice, dans le sud de la France. Deux exilés ont été placés en garde à vue pour violences volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique.

Samedi 6 mars, un contrôle de la police aux frontières (PAF) a dégénéré dans un train reliant Menton à Nice, dans les Alpes-Maritimes, rapporte Nice-Matin. Vers 23h, les policiers sont montés dans un train et "sont tombés sur une dizaine de migrants", dont des hommes et des femmes, explique au quotidien local Laurent Martin de Frémont, secrétaire départemental du syndicat Unité SGP Police.

À la vue des forces de l'ordre et de peur d'être interpellés puis renvoyés en Italie, les exilés "se sont enfermés dans les toilettes, malgré l'exiguïté du lieu", continue le représentant syndical. Lorsque les policiers ont tenté d'ouvrir la porte à l'aide d'outils, les migrants l'ont ouvert brusquement. "Une première bagarre a éclaté, des migrants ont volé des outils et se sont refermés" dans les toilettes, ajoute Laurent Martin de Frémont.

Deux policiers blessés

Les forces de l'ordre ont alors immobilisé le train, et la directrice départementale de la PAF s'est rendue sur les lieux. Ce n'est finalement qu'au bout d'une heure que les migrants ont accepté d'ouvrir la porte. A ce moment-là, de nouveaux affrontements, "très violents" selon le syndicat, ont commencé entre les policiers et les migrants.

>> À (re)lire : "Pushbacks" dans les Alpes françaises : quand les migrants dénoncent les renvois immédiats vers l’Italie

Deux policiers ont été blessés : un à l'œil et l'autre à la main. Quant aux migrants, "aucun n'a été blessé dans l'opération", précise Laurent Martin de Frémont. 

Les exilés seront finalement arrêtés, indique Nice-Matin. Deux ont été placés en garde à vue pour violences volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique, tandis que les autres ont été envoyés dans les locaux de la PAF de Menton, afin d'être renvoyés en Italie.

 

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