Lors de deux opérations de secours, 61 migrants ont été récupérés dans la Manche mardi alors qu'ils tentaient de rejoindre l'Angleterre. Crédit : Twitter/préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord.
Lors de deux opérations de secours, 61 migrants ont été récupérés dans la Manche mardi alors qu'ils tentaient de rejoindre l'Angleterre. Crédit : Twitter/préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord.

Lors de deux opérations de secours, 61 migrants, dont 5 femmes et 10 enfants, ont été récupérés dans la Manche mardi alors qu'ils tentaient de rejoindre l'Angleterre à bord d'embarcations. Un premier groupe a été sauvé au large de Dieppe, le second au large de Calais.

Soixante-et-un migrants ont été sauvés lors de deux opérations distinctes dans la Manche, mardi 9 mars, alors qu'ils tentaient de rejoindre l'Angleterre à bord de deux embarcations semi-rigides de 8 mètres de long. Les premiers ont été secourus au large de Dieppe (Seine-Maritime), les autres au large de Calais, selon la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord.

Les 61 naufragés "sont tous sains et saufs grâce à l'efficience et la réactivité des acteurs agissant quotidiennement pour l'action de l'État en mer", a souligné la préfecture maritime.

Vingt-huit migrants ont été pris en charge à 15h30 à Calais par les pompiers et la Police aux frontières (PAF), selon la préfecture maritime. Les secours avaient reçu un appel leur signalant cette embarcation alors qu'elle était "en difficulté" au large, selon la préfecture maritime.

"Plusieurs heures en mer par des températures de l'air et de mer extrêmement faibles"

Quelques heures plus tôt, 33 naufragés, dont 5 femmes et 10 enfants, avaient été déposés à Dieppe à 11h39, "après plusieurs heures en mer, par des températures de l'air et de mer extrêmement faibles", précise la préfecture maritime dans un communiqué. Un bébé figure parmi les enfants, a par ailleurs ajouté la préfecture de Seine-Maritime dans un autre communiqué.

Ces migrants ont "dans un premier temps, refusé" l'aide des secours, a assuré la préfecture maritime. Ils ont finalement été pris en charge par la PAF et "accueillis temporairement à la maison des sports mise à disposition par la mairie de Dieppe".

>> A relire : Traversées de la Manche : comment se passe le retour à terre des migrants secourus en mer ?

Selon le site d'information Actu.fr, ces personnes sont d’origine afghane, soudanaise, irakienne, syrienne et pakistanaise.

Les plages de Petit-Caux, près de Dieppe, dans le radar des passeurs

L'embarcation avait pris la mer depuis une plage de Berneval-le-Grand, rattachée à la commune de Petit-Caux, située à une dizaine de kilomètres de Dieppe. 

Ce n’est pas la première fois que des migrants tentent de rejoindre l’Angleterre via des plages de cette commune, visiblement identifiées par les passeurs comme un endroit de départs. Le 4 mars, dix migrants avaient été interpellés à Neuville-lès-Dieppe, en Normandie. Dans le même temps, un canot pneumatique, encore replié, avait été retrouvé au pied de la falaise de la plage de Belleville-sur-Mer, à Petit-Caux, laissant penser qu'une traversée de la Manche se préparait. 

En octobre dernier et en janvier, plusieurs personnes avaient par ailleurs été vues en train d'errer à Berneval-le-Grand à la recherche d’un moyen de partir vers l’Angleterre, rapporte encore le site Actu.fr.

C'est toutefois de la première fois qu'un groupe de migrants réussit à prendre la mer depuis cette zone.

Les autorités ont de leur côté renforcé les contrôles sur les plages de cette commune.

La Manche est "une des zones les plus fréquentées au monde", a tenu à rappeler la préfecture. "Les conditions météorologiques [y] sont souvent difficiles (120 jours de vent supérieur ou égal à force 7 en moyenne annuelle par exemple) et donc dangereuses pour la vie humaine". En 2020, plus de 9 500 traversées ou tentatives de traversée de ce type ont été recensées, soit quatre fois plus qu'en 2019. Six personnes y ont trouvé la mort et trois ont disparu.

 

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