Image d'archives d'une opération de surveillance dans la Manche par un bateau de la gendarmerie. Crédit : Préfecture maritime de la Manche et de la Mer du Nord
Image d'archives d'une opération de surveillance dans la Manche par un bateau de la gendarmerie. Crédit : Préfecture maritime de la Manche et de la Mer du Nord

Deux embarcations transportant 72 migrants, dont 11 enfants, ont été secourues dans la Manche, dimanche, au large de Calais et de Boulogne-sur-mer alors qu'elles tentaient de rejoindre l'Angleterre. Les rescapés sont tous sains et saufs.

Nouveaux sauvetages dans la Manche. Deux embarcations transportant au total 72 migrants, dont 11 enfants, ont été secourues, dimanche 21 mars, alors qu'elles se trouvaient en difficulté au large de Calais et de Boulogne-sur-mer, a annoncé la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord dans un communiqué. Les deux canots tentaient de rejoindre les côtes britanniques.

Une première embarcation avec à son bord 38 personnes, dont quatre femmes et quatre enfants, a été récupérée par un patrouilleur qui les a déposées à Calais peu après 10h30, indique le communiqué.

Par ailleurs, 34 autres migrants, dont cinq femmes et sept enfants, ont été secourus par un remorqueur affrété par la Marine nationale et amenés au port de Boulogne-sur-Mer à 11h30. 

Tous sains et saufs, ils ont été pris en charge par le service départemental d'incendie et de secours et la police aux frontières du Pas-de-Calais.

>> À (re)lire : Traversées de la Manche : comment se passe le retour à terre des migrants secourus en mer ?

Dix autres migrants auraient par ailleurs réussi ce jour-là à rejoindre les côtes britanniques dimanche, a annoncé un reporter de la BBC.

Depuis fin 2018, ces traversées illégales de la Manche par des migrants cherchant à gagner le Royaume-Uni se multiplient malgré les mises en garde répétées des autorités soulignant le danger lié à la densité du trafic, aux forts courants et à la faible température de l'eau.

La Manche est l'une des zones maritimes les plus fréquentées au monde, rappelle régulièrement la préfecture. "Les conditions météorologiques [y] sont souvent difficiles (120 jours de vent supérieur ou égal à force 7 en moyenne annuelle par exemple) et donc dangereuses pour la vie humaine". 

En 2020, plus de 9 500 traversées ou tentatives de traversée de ce type ont été recensées, soit quatre fois plus qu'en 2019, selon un bilan de la préfecture maritime. Au moins six personnes y ont trouvé la mort et trois ont disparu, après quatre morts en 2019.

 

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