Déplacés internes, à Kaga Bandoro (Centrafrique), en novembre 2018. Crédit : Gaël Grilhot/RFI
Déplacés internes, à Kaga Bandoro (Centrafrique), en novembre 2018. Crédit : Gaël Grilhot/RFI

Au Tchad, un chef de village lance un appel à l'aide face à l'afflux de nouveaux réfugiés centrafricains. Nguertya Abel Soumbakoua est le chef traditionnel de Sido, une localité tchadienne du sud du pays, frontalière avec la Centrafrique. Le village accueille depuis 2003, des personnes fuyant ce pays pour des raisons de sécurité. Depuis le 9 avril, une nouvelle vague de personnes déplacées ont cherché refuge à Sido.

66 TCHAD _Son MATIN chef traditionnel de Sido. 3000 centrafricains ont traversé la frontière avec le Tchad suite à des combats


Nguertya Abel Soumbakoua, chef traditionnel du village de Sido, a été joint au téléphone par notre correspondant Madjiasra Nako. Il lui explique comment le 9 avril, après une attaque des forces armées centrafricaines et de leurs alliés sur la ville de Kaga-Bandoro, de l'autre côté de la frontière, les habitants de Sido ont vu arriver les réfugiés.

À lire aussi : en Centrafrique, l’armée et ses alliés reprennent la ville stratégique de Kaga-Bandoro

Ils sont au nombre de 7000 selon un recensement de la Croix-Rouge mais, poursuit le chef de village, « il n'y a pas à manger, ni d'eau ». Nguertya Abel Soumbakoua lance un appel au gouvernement tchadien et « aux personnes de bonne volonté » pour leur venir en aide.

En Centrafrique, Kaga-Bandoro, carrefour commercial stratégique, situé à 300 km au nord de Bangui, était aux mains de groupes armés depuis 2014.

 

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