Une patrouille de police à la frontière entre l’Albanie et la Grèce. Crédit : DW/A. Topi
Une patrouille de police à la frontière entre l’Albanie et la Grèce. Crédit : DW/A. Topi

La police grecque a démantelé samedi un réseau de trafic de migrants actif dans le nord de la Grèce. Ces trafiquants retenaient certains exilés en otage et les torturaient pour les rançonner.

La police grecque a démantelé un réseau de trafic de migrants dans le nord de la Grèce, a rapporté dimanche 18 avril l'agence Athens News Agency. Ce réseau, qui se chargeait de transporter les migrants à l'intérieur de la Grèce puis vers d'autres pays, retenait certains d'entre eux en otage, et les torturer pour exiger une rançon.

Entre la mi-mars et la mi-avril, 22 personnes ont franchi la frontière en passant par ce réseau.

Lors de l'opération de police qui a eu lieu samedi, 13 étrangers, âgés de 19 à 26 ans, ont été arrêtés. Parmi eux, un homme de 20 ans fait apparemment office de chef de l'organisation.

Des tortures régulières 

La police a aussi trouvé sur place deux migrants, âgés de 16 et 21 ans, prisonniers dans une cabane, pour lesquels les trafiquants exigeaient que leur famille paie une rançon. L'un des otages, une femme, a affirmé qu'un des geôliers avait essayé de la violer, et qu'ils étaient régulièrement torturés.

>> À (re)lire : Franck, à Samos : "J'ai obtenu le statut de réfugié mais je suis toujours bloqué dans ce camp"

La police a saisi sur place des fers électriques et des bâtons en tous genres qui servaient à torturer les otages, ainsi que des téléphones portables, un ordinateur, de nombreux papiers d'identités de différentes personnes, et cinq véhicules qui étaient utilisés pour transporter les migrants.

 

Et aussi