Les casernes militaires de Napier, dans le Kent, ont accueilli jusqu'à 400 demandeurs d'asile ces derniers mois. Crédit : Capture d'écran RT
Les casernes militaires de Napier, dans le Kent, ont accueilli jusqu'à 400 demandeurs d'asile ces derniers mois. Crédit : Capture d'écran RT

Des centaines de migrants supplémentaires vont être transférés dans le centre d'hébergement de Napier, au Royaume uni, a annoncé le Home Office britannique, selon la presse. Les autorités assurent que ces anciennes casernes militaires, jugées "délabrées et "inadaptées", ont été améliorées.

Le centre d'hébergement de Napier, au Royaume uni, va accueillir des centaines de demandeurs d'asile supplémentaires. Selon l'agence de presse britannique Press Association, le Home Office (équivalent du ministère de l'Intérieur) a pour projet d'augmenter la capacité d'accueil des lieux à 337 places durant les prochaines semaines.

Une cinquantaine d'hommes vivent actuellement dans ces anciennes casernes militaires du Kent, dans le sud-est de l'Angleterre, qui ont accueilli jusqu'à 400 personnes - plus que la capacité maximale - ces derniers mois.

"Les demandeurs d'asile sont dans des conditions sécurisées, appropriées et qui répondent aux normes anti-Covid", a assuré un porte-parole du Home Office. "Nous avons aussi fait un nombre important d'améliorations sur le site suite aux remarques de résidents et des inspecteurs." 

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Parmi ces améliorations : le nombre de résidents a été réduit, des tests pour dépister les infections au Covid sont pratiqués deux fois par semaine, les cuisines ont été réaménagées après un incendie survenu en janvier et les résidents ont été équipés de kits d'hygiène personnels, précise le média KentOnline.

"En quoi est-ce différent ?"

Depuis son ouverture en septembre dernier, le centre est l'objet de vives critiques. Régulièrement décrié par les organisations locales, il a été déclaré "délabré et inadapté aux hébergements de longue durée" par l'inspecteur en chef indépendant chargé des frontières et de l'immigration.

Des membres du parlement britannique ont également demandé sa fermeture. Les résidents, eux, ont plusieurs fois dénoncé leurs conditions de vie par des lettres ouvertes, des manifestations et des grèves de la faim. Des tentatives de suicide ont également été rapportées. La situation a encore empiré quand 200 résidents ont été testés positifs au Covid-19.

Pour Clare Moseley, fondatrice de l'association Care4Calais, les améliorations apportées aux casernes de Napier n'en font pas pour autant un lieu adapté pour les migrants. "Il s'agit toujours de dortoirs, comment cela peut-il être sécurisé par rapport au Covid ? En quoi est-ce différent [de la situation d'avant] ?", a-t-elle réagi, selon des propos rapportés dans les médias. 

Un résident de Napier a pour sa part assuré que 20 personnes vivaient actuellement dans une seule pièce du centre.

"Nous avons besoin d'autorités qui traitent les réfugiés avec dignité et respect", a encore affirmé Clare Moseley.

 

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