Des migrants à leur arrivée au Danemark, en septembre 2015. Crédit : EPA/Jens Noergaard Larsen
Des migrants à leur arrivée au Danemark, en septembre 2015. Crédit : EPA/Jens Noergaard Larsen

Le Danemark a annoncé mardi durcir drastiquement ses conditions de naturalisation. Les personnes ayant été condamnées à de la prison, même avec sursis, seront désormais exclues de l'accès à la citoyenneté danoise.

Ceux qui ont été condamnés à de la prison ne pourront plus avoir accès à la nationalité danoise. C'est la mesure phare annoncée, mardi 20 avril, par les autorités du Danemark qui ont durci les conditions de naturalisation.

"Obtenir la citoyenneté danoise est une grande déclaration de confiance de la part de la société danoise (...) il est donc nécessaire de relever la barre pour déterminer qui peut devenir citoyen danois", a indiqué le ministère des Migrations dans un communiqué.

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Pour les candidats à la naturalisation, il faudra donc désormais montrer patte blanche : n'avoir aucune condamnation, même avec sursis, avoir assuré sa subsistance pendant au moins trois ans et demi sur les quatre dernières années, au lieu de quatre ans et demi sur cinq.

La part belle aux "valeurs danoises"

L'accord présenté par le gouvernement social-démocrate fait également la part belle aux "valeurs danoises". Cinq questions sur ce thème ont été ajoutées à l'examen imposé aux candidats, en plus des épreuves orale et écrite de langue.

"Nous voulons être absolument sûrs que ceux qui reçoivent la citoyenneté danoise, avec tous les droits qui en découlent, sont bien intégrés dans la société danoise et l'ont également adoptée - y compris les valeurs danoises", a expliqué à la télévision publique DR le ministre, Mathias Tesfaye.

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Le Danemark a l'une des politiques d'accueil les plus restrictives d'Europe. Récemment, ce pays a provoqué la polémique en annonçant la suspension des titres de séjour temporaires de plusieurs centaines de Syriens.

Le ministre danois de l'Immigration a justifié cette décision en expliquant qu'il n'y avait aucun incident de sécurité majeur à Damas et dans sa province. dans la région. Le Conseil danois des réfugiés a rappelé, de son côté, les graves risques toujours encourus par la population sous l'autorité de Bachar al-Assad.

 

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