Les restes d'un naufrage en Méditerranée. Crédit : Reuters
Les restes d'un naufrage en Méditerranée. Crédit : Reuters

Une femme et un enfant ont été retrouvés morts mercredi à bord d'une embarcation de fortune en mer Méditerranée. Au moins 140 personnes sont également toujours portées disparues. Par ailleurs, 104 migrants ont aussi été interceptés par les garde-côtes libyens et renvoyés en Libye.

La journée du mercredi 21 avril a été dense en mer Méditerranée, au large des côtes libyennes, alors que les conditions météorologiques étaient mauvaises.

Cent quatre migrants, dont 10 femmes et trois enfants, ont été interceptés par les garde-côtes libyens, transférés au port de Tripoli et envoyés en centre de détention. Les naufragés sont originaires de Guinée, de Côte d’Ivoire, du Mali, du Niger, du Sénégal et du Soudan.

À bord du canot surchargé, deux corps ont été découverts par les autorités : celui d’une femme et d’un enfant. Ils ont été transférés à l’hôpital pour l’inhumation.

Par ailleurs, deux autres embarcations étaient quant à elles toujours portées disparues jeudi midi, indique à InfoMigrants la plateforme d’aide aux migrants en mer, Alarm Phone. L’une composée d’environ 100 personnes inquiète particulièrement l’organisation, qui a perdu le contact avec les naufragés mercredi soir. "Ils étaient dans une situation désastreuse et la mer était très agitée", déclare un membre d’Alarm Phone, qui espère que les naufragés "ont survécu à la nuit".

Les Libyens ne sont pas sortis en mer à cause du mauvais temps

Le deuxième canot en difficulté transportait 42 personnes. Ces dernières ont alerté Alarm Phone dès mardi soir, après que leur moteur s’est arrêté. Le lendemain matin, aucune aide ne leur avait été apportée. Alarm Phone a précisé sur Twitter que les migrants étaient toujours en mer et que d’importantes vagues mettaient le bateau en difficulté. L’organisation a finalement perdu tout contact avec l’embarcation mercredi après-midi.

Contactées par Alarm Phone, les autorités libyennes n’ont pas voulu prendre la mer à cause des mauvaises conditions météorologiques. "Nous avons demandé une intervention toute la journée et ils ont refusé", affirme la plateforme sur Twitter.

L’Ocean Viking présent dans la zone de recherche et de sauvetage (SAR zone) ainsi que trois navires marchands étaient toujours, jeudi, à la recherche de ces deux embarcations "dans une mer de plus en plus agitée sans aucune coordination des autorités maritimes", rapporte sur sa page Twitter SOS Méditerranée – qui affrète le navire humanitaire.

 

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