Le camp de Vial. Photo prise en 2017. Crédit : Charlotte Boitiaux
Le camp de Vial. Photo prise en 2017. Crédit : Charlotte Boitiaux

Deux migrants ont été retrouvés morts à quelques jours d’intervalle dans le principal camp de l’île de Chios, en Grèce. Des agents du ministère grec des Migrations se sont rendus sur place lundi.

Deux morts en une semaine. Dimanche 9 mai, dans la soirée, un homme de 51 ans, de nationalité irakienne, a été retrouvé inanimé "après un arrêt cardiaque" dans le camp de Vial, le principal camp de migrants de l’île de Chios, en Grèce. Selon le ministère grec des Migrations, la victime souffrait d’une maladie coronarienne. Il vivait dans le camp depuis un an et demi.

Une semaine plus tôt, le 3 mai, c’est un homme somalien de 28 ans qui a été retrouvé mort dans le camp. Selon des sources policières, son corps a été retrouvé sous sa tente. Il avait deux plaies au niveau de l’oreille et de la main, "probablement des morsures de rats" post-mortem, selon le communiqué d’un médecin sur place.

"Mort asphyxié"

Lundi 10 mai, le même ministère a assuré que "le ressortissant somalien était mort asphyxié (après intoxication)".

Le camp de Vial à Chios accueille actuellement 928 demandeurs d'asile, un chiffre en baisse depuis deux ans grâce au nombre réduit des arrivées depuis la Turquie et au transfert des réfugiés reconnus sur le continent grec. "En 2021, les flux de réfugiés et de migrants vers nos îles ont diminué de 89% par rapport à 2020", a d'ailleurs récemment déclaré le ministre grec des Migrations Notis Mitarakis.

En 2017, InfoMigrants s’était rendu dans le camp de Vial. Les conditions de vie y étaient délétères et de nombreuses bagarres intercommunautaires participaient au pourrissement de la situation.

Un nouveau camp à Chios ?

La Grèce envisage de créer un nouveau camp à Chios. La nouvelle installation sera plus petite, avec une capacité de 1 500 personnes, et assurera la sécurité des résidents et des migrants, selon le gouvernement.

Les conditions de vie et le manque d'hygiène dans tous les camps de migrants des îles de la mer Egée - qui hébergent plus de 11 300 personnes - continuent d'être régulièrement décriées par les défenseurs des droits humains.

 

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