Image d'archives d'un naufrage au large de la Tunisie. Crédit : page Facebook SNFSI
Image d'archives d'un naufrage au large de la Tunisie. Crédit : page Facebook SNFSI

Au moins 17 migrants sont portés disparus après le naufrage en Méditerranée de leur embarcation retrouvée jeudi au large de la Tunisie. Deux survivantes ont été retrouvées dans le canot, parti mardi des côtes libyennes.

"Au moins 17 migrants se sont noyés au large des côtes tunisiennes" a indiqué jeudi 13 mai sur Twitter Safa Msehli, porte-parole de l'Organisation internationale des migrations (OIM). 

Selon les premiers éléments recueillis par l'agence onusienne, l'embarcation serait partie mardi du port libyen de Zouara en direction de l'Europe.

Deux survivantes, de nationalité nigérienne, ont été secourues par les autorités tunisiennes à proximité d'une plateforme pétrolière de Sfax, une ville portuaire du centre-est du pays. Rapatriées sur le sol tunisien, les deux rescapées ont été transférées à l'hôpital, a précisé l'OIM à l'AFP.

Depuis le début de l'année, 557 personnes sont mortes en Méditerranée centrale en tentant de rejoindre les côtes européennes à bord d'embarcations de fortune.

>> À (re)lire : Selon The Guardian, plus de 2000 personnes sont mortes à la suite de refoulements illégaux aux portes de l’UE

La Tunisie porte régulièrement secours à des migrants partis de la Libye voisine ayant fait naufrage en Méditerranée centrale.

Cependant, la Tunisie n'est pas en reste : de nombreux départs sont également enregistrés depuis les côtes tunisiennes. Cette année, les départs de Tunisiens et de ressortissants d'Afrique subsaharienne ont atteint un pic inédit depuis 2011, le pays étant englué dans des luttes de pouvoir politiques et des difficultés économiques accentuées par la pandémie de Covid-19.

Les Tunisiens ont constitué 15% des 12 600 exilés débarqués illégalement en Italie depuis janvier selon l'ONU, représentant la première nationalité des arrivants.

Lors d'une visite officielle à Lisbonne mardi, le chef du gouvernement tunisien Hichem Mechichi a toutefois réitéré l'opposition de Tunis à la mise en place sur son territoire de centres d'accueil pour les migrants cherchant à rallier l'Europe, comme il en existe dans plusieurs autres pays tiers. La Tunisie n'est "pas prête du tout pour accepter les ressortissants des autres pays", avait-il souligné.

 

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