© JORGE GUERRERO/AFP | Le cimetière d'el-Tarajal dans l'enclave espagnole de Ceuta (Image d'illustration).
© JORGE GUERRERO/AFP | Le cimetière d'el-Tarajal dans l'enclave espagnole de Ceuta (Image d'illustration).

À Ceuta, trois personnes sont mortes depuis le début de la crise migratoire, il y a une semaine. Un jeune homme, qui s’est noyé lundi 17 mai en tentant de rejoindre l’enclave espagnole à la nage, a été enterré samedi 22 mai. Les deux autres ont été enterrés dimanche 23 mai.

Avec notre envoyée spéciale à Ceuta, Magali Lagrange

Le cimetière musulman, proche de la mosquée Sidi Embarek de Ceuta, compte depuis dimanche deux tombes de plus sur lesquelles sont affichés des numéros. Elles sont pour l’instant anonymes, car l’identité des défunts n’a pas encore été confirmée.

Le corps du premier a été retrouvé jeudi 20 mai, à proximité de la plage d’el Tarajal, à la frontière avec le Maroc. Le second a fait une chute de plusieurs mètres, au niveau du port commercial de Ceuta à proximité duquel se rassemblent des groupes de migrants, qui espèrent pouvoir rallier le continent européen.

Cérémonie filmée pour les familles

Toilettes, prière, mise en terre… la cérémonie se déroule dans le respect des traditions musulmanes en présence de quelques personnes seulement, émues du sort de ces deux anonymes. Il y a aussi deux imams, du personnel des pompes funèbres. Le président de l’ONG Alas Protectoras est aussi présent et filme, pour permettre à la famille des défunts, une fois formellement identifiés, de voir comment s’est déroulé l’enterrement de leur proche. Cette étape est importante pour ces familles, selon lui.

En contrebas de la mosquée, quelques migrants passent, un sac de nourriture à la main. Ils dorment dans la rue, dans ce quartier, depuis qu’ils sont arrivés dans l’enclave espagnole, en début de semaine dernière.

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