Des réfugiés syriens dans le quartier Ondergazi dans la capitale turque Ankara, 2017. Crédit : AFP
Des réfugiés syriens dans le quartier Ondergazi dans la capitale turque Ankara, 2017. Crédit : AFP

En matière d'accueil des demandeurs d'asile, l'Europe agit plus que jamais en ordre dispersé et les pays-membres n’arrivent toujours pas à s'accorder sur une meilleure répartition des migrants. Conséquence : chaque pays adopte sa propre stratégie. Tour d'horizon.

ACCENTS D'EUROPE

Du Danemark au Royaume-Uni en passant par l'Italie et la France, les procédures d'accueil des migrants varient beaucoup en fonction des pays européens. 

Le Danemark, autrefois terre d’accueil, est aujourd’hui un des premiers pays européens à renvoyer des réfugiés syriens à Damas, sous prétexte qu’il n’y a plus de combats dans la région. La montée du populisme et de l’extrême droite ont convaincu le gouvernement social démocrate d’adopter cette stratégie.

Plusieurs dizaines de Syriens qui bénéficiaient d’une protection temporaire sont donc appelés à partir. Faute de quoi ils seront placés dans un centre de rétention.

Sur place, Vincent Souriau a rencontré Fayza Sattouf, une jeune Syrienne de 25 ans. Elle est arrivée au Danemark en 2014, et elle a du mal à contenir sa colère.

Et parmi les autres mesures à l’étude du gouvernement danois, qui a dit avoir pour objectif "zéro réfugié", ce projet de loi qui permettrait de sous-traiter les demandes d’asile à des pays africains, comme le Rwanda.

Au niveau mondial, la Turquie est officiellement un des pays qui accueille le plus de réfugiés. Plus de trois millions et demi de Syriens sont venus trouver refuge sur son sol…. Mais, il ne s’agit pas de la protection pleine et entière qui va de pair avec le vrai statut de réfugié, Anne Andlauer.

Et dans l’Union européenne, quelle est la situation du droit d’asile ?

On le sait, les 27 ont déjà tenté à plusieurs reprises de changer le traité de Dublin qui fait que les demandes d’asile se font dans le premier pays d’arrivée, donc souvent en Grèce ou en Italie.

Mais toutes les tentatives pour une meilleure répartition se sont heurtées à l’opposition de la Pologne, de la Hongrie, de la République Tchèque et de la Slovaquie. Pour en parler, on retrouve Daniel Vigneron du site myeurop.info


© myeurop.info/
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Ils ne représentent qu’un petit pourcentage des demandeurs d’asile en France. Ces hommes et ces femmes ont fui leur pays en raison des persécutions liées à leur orientation sexuelle.

À Paris, il existe des structures d’accueil pour les gays et lesbiennes. Ils s’appellent John Esther, Rama, et Félix. Ils viennent d’Haïti, d’Afrique de l’Ouest du Pakistan ou du Bangladesh. Et comme ils l’ont expliqué à Alice Rouja, ils ont fui une violence extrême.

Le Royaume-Uni est-il la destination rêvée de la majorité des demandeurs d’asile ? On pourrait le croire au vu du flot migratoire qui semble converger vers le Nord pour aboutir aux côtes de la Manche et ses traversées meurtrières.

La réalité est bien différente. Les réfugiés sont, en fait, bien peu nombreux au regard du nombre de migrants qui résident en Grande-Bretagne. À Londres, Marie Billon.

Et demain ? Alors que le Haut Commissariat aux Réfugiés estime déjà que le droit d’asile est en péril en Europe, en raison des tactiques de refoulements et des politiques anti-migratoire. La même instance prévient que d’ici 2050, il faudra compter avec 200 à 250 millions de réfugiés climatiques.

L’Italie est un des premiers pays à avoir accordé ce statut.

Texte initialement publié sur : RFI

 

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