L'Aita Mari a secouru 50 personnes le 27 mai et se dirige maintenant vers le port d'Augusta, en Sicile. Crédit : Antonio Trives, Maydayterraneo.
L'Aita Mari a secouru 50 personnes le 27 mai et se dirige maintenant vers le port d'Augusta, en Sicile. Crédit : Antonio Trives, Maydayterraneo.

Une cinquantaine de personnes, dont quatre mineurs, ont été secourues jeudi par l’Aita Mari, près de 24 heures après avoir quitté les côtes libyennes. Le navire humanitaire se dirige maintenant vers le port d'Augusta, en Sicile, pour débarquer les rescapés.

Après quatre jours d'attente en mer, le navire humanitaire Aita Mari, du collectif Maydayterraneo, se dirigeait, lundi 31 mai, vers le port d'Augusta, en Sicile. L'équipage a reçu l'autorisation d'y débarquer la cinquantaine d’exilés secourus jeudi.

Les exilés secourus par le navire humanitaire sont tous partis de Libye, près de 24h avant leur sauvetage. Quatre mineurs se trouvent parmi eux.

Dans le même temps, 550 personnes ont été interceptées en mer et renvoyées au port de Tripoli vendredi 28 mai. 

L'Aita Mari peut accueillir jusqu'à 140 exilés à son bord. Le navire et son équipage ont repris la mer le 12 février pour la 5e mission en Méditerranée du collectif Maydayterraneo.

Plusieurs navires humanitaires à quai

Parmi les autres navires humanitaires généralement actifs en Méditerranée, plusieurs sont actuellement à quai. L'Ocean Viking de SOS Méditerranée est à Naples, tandis que le Sea Eye 4 est à Palerme.

Le Sea Watch 4, qui a accosté en Sicile le 4 mai avec 455 rescapés, est retenu par les autorités italiennes pour des irrégularités, tout comme l'Open Arms. L'Alan Kurdi de l'ONG Sea-Eye est quant à lui toujours en maintenance en Espagne.

À la date du 31 mai, un seul navire humanitaire sillonne la zone de recherche et de sauvetage (SAR zone) au large de la Libye, le Geo Barents affrété par Médecins sans frontières (MSF).

La rédaction tient à rappeler que les navires humanitaires (Ocean Viking, Sea Watch, Mare Jonio….) sillonnent une partie très limitée de la mer Méditerranée. La présence de ces ONG est loin d’être une garantie de secours pour les migrants qui veulent tenter la traversée depuis les côtes africaines. Beaucoup d’embarcations passent inaperçues dans l’immensité de la mer. Beaucoup de canots sombrent aussi sans avoir été repérés. La Méditerranée reste aujourd’hui la route maritime la plus meurtrière au monde.

 

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