Le président Alexandre Loukachenko devant le Parlement biélorusse le 26 mai 2021. Crédit : AP
Le président Alexandre Loukachenko devant le Parlement biélorusse le 26 mai 2021. Crédit : AP

Le gouvernement lituanien accuse le président de Biélorussie, Alexandre Loukachenko, de laisser passer illégalement les migrants du Moyen-Orient qui veulent se rendre en Europe. Selon le chef de la diplomatie lituanienne, Gabrielius Landsbergis, le dirigeant biélorusse utiliserait la migration comme une arme contre l’Union européenne qui a adopté des sanctions à son égard.

Depuis décembre dernier, ils sont près de 400 à avoir traversé illégalement la frontière. C’est cinq fois plus qu’en 2020, ce qui est beaucoup pour ce petit pays balte.

De plus en plus de Syriens et d’Irakiens traversent la frontière chaque mois, explique Egle Samuchovaite, directrice des programmes de la Croix-Rouge lituanienne : "Au cours des cinq premiers mois de l’année, environ 200 personnes sont arrivées, mais pour le seul mois de juin, 200 autres sont entrées en Lituanie."

Face à la situation, les centres d’hébergements sont déjà plein. La Lituanie a donc monté un camp d’urgence pour loger les réfugiés. La majorité arrive par groupe de 20 à 30 personnes et en famille.

"Un tiers sont des hommes, un autre tiers sont des femmes, on accueille aussi des enfants, quelques mineurs non-accompagnés et des personnes avec des problèmes de santé. Nous sommes inquiets quant à nos capacités d’accueil pour assurer l’hébergement à ces personnes qui demandent l’asile", poursuit Egle Samuchovaite.

Selon les garde-frontières lituaniens, ils seraient encore environ 1500 migrants à attendre en Biélorussie. Les deux pays partagent 500 km de frontière. Rokas Pukinskas dirige le département de communication des garde-frontières lituaniens. Il explique le parcours de ces réfugiés : "Ils prennent l'avion depuis Bagdad ou Istanbul à destination de Minsk. Les migrants vont ensuite jusqu'à la frontière qu'ils franchissent par le point d'entrée le plus proche, illégalement. Nous espérons que la frontière sera renforcée avec des barrières de sécurité et des caméras de surveillance."

Le gouvernement lituanien attend désormais l’aide de l’agence européenne Frontex prévue pour juillet prochain. 

 

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