De gauche à droite: Martin Kobler, émissaire de l'ONU en Libye, Federica Mogherini, chef de la diplomatie européenne, Ahmed Abul-Gheit, secrétaire général de la Ligue arabe, Jakaya Kikwete, envoyé spécial de l'UA en Libye, au Caire ici le 18 mars 2017.
De gauche à droite: Martin Kobler, émissaire de l'ONU en Libye, Federica Mogherini, chef de la diplomatie européenne, Ahmed Abul-Gheit, secrétaire général de la Ligue arabe, Jakaya Kikwete, envoyé spécial de l'UA en Libye, au Caire ici le 18 mars 2017.

Le quartet international sur la Libye était réuni mardi 23 mai à Bruxelles. Il regroupe l'Union européenne, les Nations unies, l'Union africaine et la Ligue arabe. Il a été question de l'attaque dans le sud de la Libye la semaine dernière, qui menace le dialogue politique, mais aussi des camps de migrants sur place, qui ne respectent pas les droits de l'homme.

Avec notre bureau de Bruxelles,

Les membres du quartet ont tenu à montrer leur unité, installés côte à côte en conférence de presse. Tous d'accord pour dire que la solution ne pourra être trouvée que par les Libyens eux-mêmes. « Nous n'avons pas à embellir la situation : il est clair que la situation politique est bloquée, a déclaré Martin Kobler, représentant spécial des Nations unies pour la Libye. Mais durant nos discussions, nous avons tout de même affiché un optimisme prudent. »

Après l'attaque de la semaine dernière qui a fait une centaine de morts, le quartet a rappelé son rejet de l'utilisation de la force armée, ainsi que toute intervention militaire étrangère. « Les gens sont sûrement fatigués. Chacun pense qu'il n'aura pas le dernier mot, a expliqué Ahmed Abul-Gheit, secrétaire général de la Ligue arabe. Mais chacun d'eux va devoir accepter de travailler avec les autres ! »

En plus du dialogue politique, le quartet a évoqué la situation des migrants en Libye : le Haut-Commissariat pour les réfugiés a dénoncé ce dimanche des conditions de vie « épouvantables » dans les centres de rétention. Pour Federica Mogherini, chef de la diplomatie européenne, « il y a encore trop de gens qui meurent dans ces centres de détention. Leurs droits ne sont pas respectés, ils ne sont pas protégés. L'UE et l'organisation internationale des migrants tentent d'améliorer cela, pour des raisons humanitaires. » La prochaine rencontre du quartet sera à Addis Abeba lors du Sommet de l'Union africaine.

Texte initialement publié sur : RFI

 

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