Plus de 300 personnes entassées dans une embarcation ont été secourues en pleine nuit par l'Ocean Viking. Crédit : SOS Méditerranée / Flavio Gasperini
Plus de 300 personnes entassées dans une embarcation ont été secourues en pleine nuit par l'Ocean Viking. Crédit : SOS Méditerranée / Flavio Gasperini

L’Ocean Viking a secouru 572 personnes en détresse en mer Méditerranée entre jeudi et dimanche. La sixième et dernière opération de sauvetage a concerné 369 migrants entassés dans une seule embarcation. Le navire remonte désormais vers le nord à la recherche d’un port sûr.

Dans la nuit de dimanche au lundi 5 juillet, l’Ocean Viking a secouru 369 personnes entassées dans un "grand bateau en bois qui menaçait de chavirer", a indiqué sur Twitter SOS Méditerranée, qui affrète le navire humanitaire.

"Cela faisait un moment que nous n’avions pas vu autant de personnes dans une même embarcation", a également précisé à InfoMigrants Meryl Sotty, porte-parole de l’ONG. Depuis quelques années, les embarcations parties de Libye comptent généralement entre 50 et 100 personnes.

Cette opération a été longue et éprouvante, du fait du nombre de migrants dans le canot mais également de l’obscurité. Elle a duré plus de cinq heures, en pleine nuit, précise SOS Méditerranée.

Dimanche après-midi, le navire humanitaire était déjà venu en aide à 71 exilés en péril sur une embarcation en bois extrêmement surchargée dans la zone de recherche et de sauvetage (SAR zone) maltaise. Ses occupants fuyaient la Libye, qu'ils avaient quittée trois jours plus tôt et, sans eau ni nourriture à bord, étaient épuisés au moment du sauvetage.

Plusieurs navires humanitaires bloqués

Quelques heures plus tôt, l’équipage avait porté assistance à 67 personnes dans "un bateau en bois surpeuplé qui risquait de chavirer", avait signalé sur Twitter SOS Méditerranée.

Vendredi, l’Ocean Viking avait aussi secouru 21 migrants ayant fui la ville libyenne de Zouara, la veille. "De l’eau et du carburant s’étaient infiltrés dans leur bateau en fibre de verre", selon l’ONG.

Enfin, les deux premiers sauvetages avaient été opérés jeudi 1er juillet, quelques heures seulement après l’arrivée de l’Ocean Viking au large des côtes libyennes. Quarante-quatre personnes avaient été prises en charge par l’équipage.

>> À (re)lire : Au large de Lampedusa, les garde-côtes libyens tirent à balles réelles sur une embarcation

Le navire humanitaire comptabilise désormais 572 personnes à son bord, après avoir effectué ces six sauvetages en quatre jours. Parmi ces exilés, pour la plupart originaires d’Égypte, du Bangladesh et d’Érythrée, se trouvent 18 femmes, 24 enfants et 159 mineurs non-accompagnés.

L’Ocean Viking remonte actuellement vers le nord, à la recherche d’un port sûr pour y débarquer les naufragés. Aucun autre navire humanitaire n’est présent dans la SAR zone, quatre étant bloqués par les autorités italiennes pour des raisons administratives. Le dernier en date est le Geo Barents de Médecins sans frontières (MSF), immobilisé en Sicile le 2 juillet, après avoir débarqué mi-juin plus de 400 migrants secourus au large de la Libye.

"La détention de Geo Barents est une preuve supplémentaire du harcèlement administratif des autorités italiennes et des mesures punitives prises pour bloquer les opérations humanitaires en mer", affirme MSF dans un communiqué.

 

Et aussi

Webpack App