Image d'archives de migrants franchissant la clôture séparant le Maroc de Melilla. Credit: Reuters
Image d'archives de migrants franchissant la clôture séparant le Maroc de Melilla. Credit: Reuters

Mercredi, quelque 100 migrants ont essayé d'escalader la clôture séparant Melilla du Maroc et une vingtaine d'entre eux ont réussi à fouler le sol espagnol. Lundi déjà, 119 migrants étaient parvenus à atteindre l'enclave.

Nouvelle tentative d'intrusion à Melilla. Une centaine de migrants ont essayé mercredi 14 juillet de pénétrer dans l'enclave espagnole située au nord du Maroc, selon les autorités espagnoles.

Environ 20 personnes sont parvenues à entrer à Melilla et deux policiers ont été légèrement blessés, a précisé un porte-parole de la préfecture. "Les migrants ont lancé des pierres sur les forces de l'ordre marocaines qui ont activement aidé les forces de l'ordre espagnoles à contenir cet assaut", a-t-il ajouté.

Ceux qui ont réussi à franchir la frontière ont été emmenés au Centre de séjour temporaire (CETI) de la ville et placés dans une zone spéciale afin d'y être soumis à des tests pour le Covid-19.

Lundi déjà, 119 exilés étaient parvenus à escalader la clôture métallique séparant le Maroc de Melilla.

Un passage risqué

Melilla et Ceuta, seules frontières terrestres de l'Union européenne avec l'Afrique, sont soumises depuis des années à une forte pression migratoire, à laquelle s'ajoute depuis le printemps 2020 la fermeture de la frontière du côté marocain, officiellement pour éviter l'entrée de cas de coronavirus.



Les migrants qui tentent ce passage arrivent soit à la nage en longeant les côtes, soit en escaladant les clôtures ou en se cachant à bord de véhicules. Cette années, plusieurs personnes sont mortes noyées en essayant de rejoindre les enclaves par la mer. Malgré la faible distance qui sépare les deux pays, les courants marins sont trompeurs, rendant la traversée très dangereuse.

Mi-mai, Ceuta avait connu une vague migratoire exceptionnelle de près de 10 000 personnes, dont de nombreux mineurs, dans un contexte de crise diplomatique majeure entre Madrid et Rabat. En cause : l'accueil en Espagne, pour y être soigné, du chef des indépendantistes sahraouis du Front Polisario, Brahim Ghali, ennemi juré du Maroc.

 

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