Image d'archives de migrants venant d'arriver à Melilla après avoir franchi la clôture. Crédit : Reuters
Image d'archives de migrants venant d'arriver à Melilla après avoir franchi la clôture. Crédit : Reuters

Jeudi matin à l'aube, 238 migrants ont réussi à pénétrer dans l'enclave espagnole de Melilla. Au total, plus de 300 migrants ont tenté d'escalader la clôture métallique.

Peu avant 7h du matin jeudi 22 juillet, plus de 300 migrants ont essayé d’escalader la clôture métallique séparant le Maroc de Melilla, munis de "crochets", a indiqué la préfecture de l’enclave espagnole dans un communiqué.

Malgré l’imposante présence policière, 238 personnes sont parvenues à entrer sur le sol espagnol.

Lors de cette opération, trois policiers ont été légèrement blessés.

Les exilés ayant réussi à franchir la frontière ont été transférés dans le Centre de séjour temporaire (CETI) de la ville, où ils resteront en quarantaine en raison de la situation sanitaire, a précisé la préfecture.

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Melilla et Ceuta, seules frontières terrestres de l'Union européenne avec l'Afrique, sont soumises depuis des années à une forte pression migratoire. Les tentatives de passage des clôtures de plusieurs mètres de haut de ces deux enclaves, qui entraînent parfois des morts, sont assez fréquentes mais le passage de plus de 200 personnes jeudi est l'un des plus importants de ces dernières années à Melilla.

Le 12 juillet, 119 migrants d'Afrique subsaharienne avaient réussi à franchir la clôture, un chiffre déjà qualifié d’exceptionnel. Les tentatives de passages, bien que quasi-quotidiennes, concernent en général moins de personnes. Elles "se font souvent à une trentaine de personnes", mais rarement au-dessus de 100, expliquait fin mai à InfoMigrants une membre du CEAR (Commission espagnole d'aide aux réfugiés).

Ces arrivées interviennent un peu plus de deux mois après l’important afflux dans l’autre enclave espagnole en terre marocaine, Ceuta. Mi-mai, plus de 10 000 migrants étaient entrés à Ceuta, en grande majorité des jeunes et des adolescents marocains, dans un contexte de crise diplomatique majeure entre Madrid et Rabat. En cause : l'accueil en Espagne, pour y être soigné, du chef des indépendantistes sahraouis du Front Polisario, Brahim Ghali, ennemi juré du Maroc.

 

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