L'évacuation du campement, jeudi 22 juillet 2021. Crédit : @enfants_afghan
L'évacuation du campement, jeudi 22 juillet 2021. Crédit : @enfants_afghan

Trois cent vingt-cinq migrants, qui dormaient sous le périphérique parisien à la limite avec Pantin, en Seine-Saint-Denis, ont été évacués et pris en charge jeudi matin.

Quelque 325 migrants originaires d'Afrique subsaharienne qui s'étaient installés sous le périphérique parisien, à la limite de Pantin (en Seine-Saint-Denis), ont été pris en charge jeudi 22 juillet par l'Etat et la mairie de Paris.

La préfecture d'Ile-de-France a mené cette opération avec la Ville de Paris et l'association France terre d'asile, a précisé le maire socialiste du 19e arrondissement François Dagnaud. L'élu affirme que ces migrants avaient été installés sur ce site, au bord du canal de l'Ourcq et à l'extrémité du parc de La Villette, par l'association Utopia 56 dans une "démarche de visibilité".

"C'est un campement récurrent qui avait déjà fait l'objet d'une mise à l'abri mi-juin", avec des migrants afghans à l'époque, souligne l'élu socialiste. Mais le campement de fortune s'est "très vite reconstitué, à tel point qu'il a fallu à nouveau procéder à une opération".

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Cette fois-ci, ce sont "310 adultes isolés d'Afrique subsaharienne, plus 15 en couple ou en famille" qui ont été dénombrés et pris en charge, toujours selon le maire. Un total bien supérieur au nombre de personnes qui occupaient réellement le site mais, depuis l'annonce de l'évacuation mercredi, d'autres sans-abri sont venus "profiter de l'opportunité d'être mis à l'abri", selon le maire du 19e arrondissement.

"Démarche de visibilité"

"Une grosse partie" de ces migrants doivent désormais transiter par une plateforme d'orientation située dans ce même quartier du nord-est parisien "avant d'être réaffectés" dans des centres d'hébergement situés à Paris, en Ile-de-France ou en province.

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Beaucoup de ces migrants se retrouvent assez rapidement à la rue après les opérations d’évacuation : certains, ayant épuisé tous leurs recours, sont sortis des centres, d’autres quittent les lieux d’hébergement.

Il y a un mois, un autre campement, cette-fois-ci installé devant l'Hôtel de Ville par Utopia 56, avait dû être évacué. Environ 560 personnes avaient été mises à l’abri. Parmi elles se trouvaient de nombreuses familles, principalement originaires d’Afrique, mais aussi des mineurs non-accompagnés en recours.

Les associations d'aide aux migrants avaient également participé à la "démarche de visibilité" de 500 migrants qui s'étaient installés dans le Jardin Villemin, dans le 10e arrondissement de Paris, début juin. Tous avaient été pris en charge trois jours après l'installation de leur campement.

 

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