Un canot gonflable est échoué sur une côte grecque. Image d'illustration. Crédit : Picture alliance
Un canot gonflable est échoué sur une côte grecque. Image d'illustration. Crédit : Picture alliance

Trois personnes sont portées disparues en Grèce depuis le naufrage de leur embarcation, vendredi, au large de l’île de Lesbos. Dix personnes ont pu être secourues pendant l’opération.

Il n'y a plus guère d'espoir, trois jours après le naufrage. Trois migrants sont portés disparus depuis vendredi 30 juillet, après que leur canot a fait naufrage, au large de l'île grecque de Lesbos.

Dix personnes ont été secourues durant l'opération de sauvetage mais trois manquaient à l'appel, selon les déclarations des rescapés aux autorités grecques.

Le canot pneumatique a sombré dans les eaux territoriales turques, le long de la frontière maritime entre l'île grecque de Lesbos et la côte turque, a indiqué à l'AFP un responsable des garde-côtes.

Un des survivants a nagé dans les eaux territoriales grecques et a été récupéré par les garde-côtes hellènes. Ceux-ci sont ensuite intervenus dans les eaux turques et ont secouru neuf autres personnes. Selon le ministère grec des Migrations, la Turquie aurait été informée de ce départ mais n'aurait pas réagi.

Protection des frontières

"Les garde-côtes grecs, qui privilégient avant tout la protection de la vie humaine, ont été contraints d'entrer dans les eaux territoriales turques, sauvant dix personnes", a déclaré le ministre grec des Migrations, Notis Mitarachi, lors d'une allocution devant le Parlement.

"La Grèce protège efficacement ses frontières", a-t-il ajouté, se référant à la baisse des arrivées de migrants sur les îles grecques en provenance de la Turquie voisine au cours des 12 derniers mois.

>> À (re)lire : Grèce : inquiétude de nombreux migrants après la nouvelle loi qui prévoit leur renvoi en Turquie

Jeudi dernier, un bateau transportant 45 migrants a fait naufrage au large de la Crète. Trente-sept personnes ont été repêchées par les garde-côtes grecs. Selon les témoignages des rescapés, il resterait entre 10 et 12 autres personnes à l'eau. Mais les opérations de recherches des disparus ont été rendues difficiles par un vent qui s'est renforcé vendredi matin et soufflait en rafales de force 8 sur l'échelle de Beaufort. Les garde-côtes turcs sont également intervenus.

La Grèce a été, à plusieurs reprises, accusé de refoulements illégaux de migrants en mer Égée. Le mois dernier, Amnesty International, dans un nouveau rapport, a accusé les autorités grecques de "torture, mauvais traitements et refoulements illégaux" de migrants vers la Turquie, affirmant que cette pratique est devenue "de facto" la politique d'Athènes aux frontières - ce que la Grèce a toujours démenti.

 

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