Des migrants ont été reconduits à Tripoli après avoir été secourus par des gardes côtes libyens, le 26 mai 2017. Crédit : Reuters
Des migrants ont été reconduits à Tripoli après avoir été secourus par des gardes côtes libyens, le 26 mai 2017. Crédit : Reuters

La semaine dernière, environ 10 000 personnes ont été secourues au large de la Libye et près de 50 autres sont mortes en mer.

Avec l’arrivée des beaux jours, les traversées en mer se multiplient augmentant considérablement les risques de noyade. En seulement quatre jours, de mercredi 24 à samedi 27 mai, ce sont près de 10 000 migrants qui ont été sauvés des eaux par les navires humanitaires et les gardes côtes libyens et italiens.

Dans la seule journée de vendredi, plus de 1 230 personnes ont été récupérées par des bateaux libyens et reconduits à Tripoli ou à Sawiya, en Libye, tandis que 2 200 autres l’ont été par des navires militaires ou commerciaux coordonnés par les gardes côtes italiens afin d’être conduits en Italie. Lors de ces opérations de sauvetage, 10 personnes ont quant à elles été retrouvées mortes.

Quelques jours plus tôt déjà, les gardes côtes italiens et libyens avait fait état de 44 corps retrouvés sans vie, dont 35 après qu’une grosse vague a jeté des centaines de migrants à l’eau mercredi.

"Il n'y a pas de mots pour dire ce qui se passe en Méditerranée centrale en ce moment. C'est une effroyable tragédie qui continue de se dérouler aux portes de l'Europe", a dénoncé Chris Catrambone, fondateur de l'ONG Moas - qui affrète le Phoenix faisant route vers le port de Crotone, dans le sud de l'Italie. 

En raison du sommet du G7 à Taormina, en Sicile, les débarquements ont été interdits toute la semaine dans l'île, ce qui a rallongé de 24 heures le trajet des navires de secours vers l'Italie et retardé leur retour sur la zone des secours, où il a fallu faire appel à de nombreux navires commerciaux. Or ces navires ne sont pas équipés pour les secours, et n'ont pas à bord les vivres, l'eau ou les sanitaires pour transporter des centaines de personnes pendant 48 heures. 

Cette semaine n’est cependant pas sans rappeler la période de fin mai 2016 où plus de 13 000 personnes avaient été secourues en cinq jours, tandis que plus d’un millier d’autres avaient trouvé la mort.


 

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