Des migrants en mer Méditerranée, secourus par le navire humanitaire de MSF, le Geo Barents (illustration). Crédit : MSF
Des migrants en mer Méditerranée, secourus par le navire humanitaire de MSF, le Geo Barents (illustration). Crédit : MSF

Le Geo Barents, affrété par l’ONG Médecins sans frontières, a effectué dimanche un nouveau sauvetage en mer Méditerranée. Cent quatre-vingt neuf personnes ont été secourues alors qu’elles se trouvaient dans une embarcation en bois surchargée. Le navire compte maintenant plus de 200 personnes à son bord.

Médecins sans frontière a réalisé dimanche 15 août un nouveau sauvetage en Méditerranée à bord de son navire humanitaire, le Geo Barents. Cent quatre-vingt neuf personnes ont été secourues. Elles tentaient de traverser la Méditerranée à bord d’un bateau en bois surchargé. Les personnes qui se trouvaient sur le pont inférieur manquaient d’oxygène, a souligné dans un tweet l’ONG.

Le navire humanitaire compte désormais 214 personnes à son bord et se trouvaient lundi matin au sud de l’île italienne de Lampedusa.

Le 6 août dernier, le Geo Barents avait déjà porté secours à 25 personnes, dont 10 mineurs isolés. Les exilés avaient quitté la Libye deux jours plus tôt. "Nous nous sommes échappés de l'enfer", avaient-ils déclaré à l’équipage de MSF.

Le navire avait pu reprendre la mer le 3 août après avoir été retenu à quai par les autorités italiennes pendant 25 jours.

Les 7 et 8 août dernier, deux autres navires humanitaires, l’Ocean Viking et le Sea Watch 3, ont débarqué en Sicile les rescapés qui se trouvaient à leur bord après avoir effectué plusieurs sauvetages.

En cette période estivale, les départs des côtes d’Afrique du nord sont nombreux. Les interceptions par les garde-côtes libyens ainsi que les naufrages sont fréquents. Près de 60 personnes sont mortes dans le naufrage de leur embarcation le 26 juillet, au large de la Libye.

>> À lire : Hausse des départs de Libye : depuis le cessez-le-feu, les migrants font face à une recrudescence des violences

La porte-parole en France du Haut-commissariat aux réfugiés de l'ONU, Céline Schmitt, a appelé début juillet l'Europe à se doter en "urgence" d'un mécanisme de répartition automatique, prévisible et solidaire des migrants secourus. "Si on regarde la Méditerranée centrale, l'an dernier, ce sont moins de 50 000 personnes qui arrivent", avait-elle souligné.

Un chiffre "totalement gérable au regard de la population européenne, relevait la porte-parole, et au vu du nombre de personnes déracinées dans le monde, qui a atteint 82 millions de personnes".

La rédaction tient à rappeler que les navires humanitaires (Ocean Viking, Sea Watch, Mare Jonio….) sillonnent une partie très limitée de la mer Méditerranée. La présence de ces ONG est loin d’être une garantie de secours pour les migrants qui veulent tenter la traversée depuis les côtes africaines. Beaucoup d’embarcations passent inaperçues dans l’immensité de la mer. Beaucoup de canots sombrent aussi sans avoir été repérés. La Méditerranée reste aujourd’hui la route maritime la plus meurtrière au monde.

 

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