Le camp de Chios. Crédit : Picture alliance
Le camp de Chios. Crédit : Picture alliance

Vingt-cinq demandeurs d'asile arrivés début août sur l'île grecque de Chios se sont vus infliger des amendes de 5 000 euros pour être entrés sur le territoire hellénique sans test PCR négatif. Face au tollé, les autorités ont annulé la mesure.

Officiellement pour lutter contre la pandémie de Covid-19, la Grèce a infligé des amendes de 5 000 euros à des demandeurs d'asile arrivés par bateau sur les îles de la mer Égée. La mesure a été prise en raison de non présentation d'un test PCR, imposé aux étrangers venant sur le territoire hellénique.

Le montant total des amendes s'élève à 125 000 euros, imposées à 25 exilés arrivés début août sur l'île de Chios, indique le média grec Efsyn.

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Après avoir été emmenés dans une structure de quarantaine, les migrants ont été conduits au Centre d'accueil et d'identification pour y déposer leurs empreintes. La police de Chios les a alors traités comme des touristes et non comme des demandeurs d'asile. En Grèce, tout voyageur étranger doit justifier d'un certificat de vaccination ou d'un test négatif pour entrer dans le pays, sous peine d'amende.

Des amendes annulées

Cette pratique a provoqué un tollé dans le pays. Face à la polémique, les autorités grecques ont annulé jeudi 26 août les amendes infligées aux 25 migrants et ont annoncé la suspension de la mesure. Dans un communiqué, la police a expliqué que des amendes ont été données suite à "une interprétation erronée de la loi".

Athènes s'inquiète d'un important afflux de migrants afghans, après la prise de Kaboul par les Taliban. Pour stopper d'éventuelles arrivées en provenance d'Afghanistan, la Grèce a construit un mur de 40 km le long de sa frontière avec la Turquie. Une nouvelle barrière qui vient compléter un arsenal anti-migrants déjà conséquent.

Pour le ministre grec de la Protection des citoyens, Michalis Chrisochoidis, il s'agit de "ne pas voir se répéter les scènes qui s'étaient déroulées il y a six ans", lorsque des dizaines de milliers de demandeurs d'asiles syriens étaient arrivés dans le pays, s’est-t-il justifié au Guardian.

 

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