Des réfugiés syriens dans un camp dans le nord-est du Liban (Image d'illustration). Crédit : AFP
Des réfugiés syriens dans un camp dans le nord-est du Liban (Image d'illustration). Crédit : AFP

La guerre en Syrie n’est pas terminée, comme le montrent les évènements de Deraa, ainsi que ces témoignages recueillis par Amnesty international. L'ONG révèle que des Syriens ont été victimes de disparitions forcées, de tortures, de violences sexuelles et de détention, après être rentrés dans ce pays qu’ils avaient fui durant une décennie de guerre.

SYRIE _Enrobé Réfugiés victimes d'exactions à leur retour


Sur 6,5 millions de Syriens réfugiés à l’étranger depuis le début de la guerre, 280 000 personnes environ ont pris le chemin du retour. Ils y sont officiellement encouragés par le régime de Damas et bien souvent les difficiles conditions de leur exil les ont conduits à ce choix.

Disparitions, morts en prison et viols

Pourtant, Amnesty international a recueilli des dizaines de témoignages de civils victimes d’exactions à leur retour en Syrie : cinq cas de détenus morts en prison, des disparitions forcées, des détentions arbitraires et des violences sexuelles.

Marie Forestier a collecté ces témoignages pour Amnesty international : "Je pense au cas de cette mère de famille qui est rentrée du Liban avec ses enfants de 6 et 5 ans. Dès qu'elle a passé le poste-frontière entre le Liban et la Syrie, elle a été interrogée. Et le responsable des services de renseignement qui l'a interrogée lui a demandé : "Mais pourquoi avez-vous quitté la Syrie ? Vous n'aimez pas Bachar el-Assad ? Vous êtes une terroriste ? La Syrie n'est pas un hôtel que l'on peut quitter puis y revenir comme ça !" Après lui avoir dit ça, il l'a violée devant ses enfants et il a violé sa fille de 5 ans."

Selon l’organisation de défense des droits humains, ces témoignages montrent que les Syriens doivent être protégés dans les pays où ils ont trouvé refuge. Ces derniers mois, des pays comme le Danemark ont remis en cause leur politique d’accueil estimant que la Syrie était désormais un "pays sûr".

 

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