Après la fin du pont aérien, les évacuations vers l'Allemagne ont été menées en transitant par Doha. Crédit : Picture alliance
Après la fin du pont aérien, les évacuations vers l'Allemagne ont été menées en transitant par Doha. Crédit : Picture alliance

Berlin promet un permis de séjour à 2 600 Afghans et leur famille. Pour les sélectionner, le gouvernement allemand vient d’établir une liste sur laquelle figurent des journalistes, des artistes et d'autres personnes menacées par les Taliban.

Depuis la prise de pouvoir des Taliban en août dernier, plus de 4 500 personnes, principalement des Afghans, sont arrivées en Allemagne à bord de vols d'évacuation de l’armée allemande.

Plusieurs centaines d'autres ont été évacuées via le Qatar, après la fin du pont aérien fin août.

Parmi les premiers évacués se trouvaient essentiellement des Afghans ayant travaillé pour la Bundeswehr ou d’autres agences allemandes présentes en Afghanistan. 

Berlin s'était toutefois engagé à offrir une protection à davantage de personnes menacées et se trouvant encore en Afghanistan ou dans la région.

Mardi 14 septembre, le gouvernement allemand a ainsi annoncé le lancement d'un nouveau processus d’accueil pour faire venir en Allemagne quelque 2 600 militants afghans des droits de l'Homme, mais aussi des artistes, des scientifiques, des journalistes et d’autres personnes originaires d'Afghanistan ou de pays voisins.

Selon le magazine d'information allemand Der Spiegel, le ministère allemand des Affaires étrangères a établi en fin de semaine dernière une liste complète des noms de personnes concernées par ce programme d’accueil. 

Touts les noms sur cette liste dite "des droits de l'Homme" (Menschenrechtsliste) ont reçu l’autorisation de se rendre en Allemagne, a déclaré un porte-parole du ministère de l’Intérieur à l'agence de presse allemande dpa.

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D'après l'agence dpa, la liste comprend les personnes qui n'étaient pas employées par des agences allemandes ou par la Bundeswehr en Afghanistan, mais qui, en raison de leur travail ou militantisme, sont toujours en danger. Les partenaires et les enfants des personnes figurant sur la liste recevront également des droits de séjour en Allemagne et n'auront pas à demander l'asile.

Le ministère de l’Intérieur a par ailleurs tenu a assurer que les autorités allemandes vérifieront soigneusement l'identité des personnes qui prétendent figurer sur la liste. Horst Seehofer, le ministre de l’Intérieur, avait en effet déclaré après la fin du pont aérien que certaines personnes s’étaient présentées aux autorités allemandes avec de faux documents.

Avec dpa, Der Spiegel

 

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