Un sauvetage dans la Manche, le jeudi 30 juillet 2020 . Crédit : Twitter @premarmanche
Un sauvetage dans la Manche, le jeudi 30 juillet 2020 . Crédit : Twitter @premarmanche

Les autorités françaises ont procédé, mercredi, au sauvetage de 91 exilés qui tentaient de rallier les côtes britanniques sur des embarcations de fortune. Trois opérations ont été menées dans la même journée.

Mercredi 15 septembre, les autorités françaises ont procédé au sauvetage de 91 personnes en difficulté dans la Manche. Toutes tentaient de rejoindre le Royaume-Uni.

Le premier sauvetage a eu lieu au large de Berck, dans le Pas-de-Calais, a annoncé la Préfecture maritime de La Manche et de la mer du Nord. Les 36 passagers de l’embarcation ont été secourus par un remorqueur, puis déposés à Boulogne-sur-Mer. Au même moment, le canot de la société nationale de sauvetage en mer (SNSM) récupérait 22 migrants en mauvaise posture au large de Dunkerque. Ils ont ensuite été ramenés au port de Calais.


Dans le même secteur, un autre canot de la SNSM de Calais et une vedette côtière de surveillance maritime ont ensuite récupéré respectivement 14 et 19 naufragés. Tous les rescapés ont été pris en charge, dans les ports de la région, par la police aux frontières.

Entre le 9 et le 12 septembre déjà, trois opérations de sauvetage opérées par les autorités françaises dans la Manche avaient permis de sauver près de 143 personnes.

Refoulements d'embarcations

Malgré les dangers liés au trafic maritime très dense dans le détroit et les forts courants, les embarcations de fortune à destination des côtes britanniques sont nombreuses. Selon l'agence de presse britannique Press Association (PA), plus de 14 000 migrants sont arrivés sur les côtes du sud de l'Angleterre par cette voie depuis le début de l'année, soit bien plus que sur toute l'année dernière, où 8 000 personnes avaient réussi la traversée.

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Pour endiguer les départs et empêcher les arrivées, Londres et Paris multiplient les mesures. Mais cette collaboration a quelque peu vacillé ces derniers jours. Le 8 septembre, à l’issue d’une rencontre avec son homologue français Gérald Darmanin à Londres, la Britannique Priti Patel a indiqué vouloir obtenir des "résultats". Selon la presse britannique, elle souhaite que la police aux frontières britannique s'entraîne à refouler les embarcations avant qu'elles n'atteignent les côtes anglaises. D’après le Times, la ministre a demandé que soit réécrite en ce sens l'interprétation par le Royaume-Uni du droit maritime international.

En réponse, Gérald Darmanin a assuré sur Twitter que "la France n'acceptera aucune pratique contraire au droit de la mer, ni aucun chantage financier". "L'engagement de la Grande-Bretagne doit être tenu. Je l'ai dit clairement à mon homologue".

 

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