L'incendie de Samos s'est déclaré dimanche 19 septembre. Crédit : Twitter @SchmitzFlorian
L'incendie de Samos s'est déclaré dimanche 19 septembre. Crédit : Twitter @SchmitzFlorian

Un incendie s'est déclaré, dimanche soir, dans l'ancien camp de migrants à Samos, une île grecque en face des côtes turques. Aucune victime n'est à déplorer. Ce feu intervient alors qu'un nouveau camp a été inauguré ce week-end. Les transferts vers la nouvelle structure ont débuté lundi matin.

Un incendie important s'est déclaré, dimanche 19 septembre, dans la soirée, dans le camp de Vathy, sur l'île grecque de Samos, a annoncé le ministère grec des Migrations. Le feu a débuté alors que le camp doit être vidé de ses occupants. Aucune victime n’est à déplorer.

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"Il n'y a pas de danger pour ceux qui sont encore là, car le feu a pris dans des baraques abandonnées dans la partie ouest du camp", a ajouté le ministère dans un communiqué. Le camp de Vathy a été longtemps décrié pour ses conditions insalubres, véritable bidonville où erraient les rats aux portes de la principale ville de l'île.

Alors que l’ancien centre est parti en fumée, un nouveau camp fermé et hautement surveillé a été inauguré ce week-end. Il est équipé de barbelés, scanners à rayons X et portes magnétiques.

Les organisations humanitaires ont dénoncé son caractère fermé : les migrants ne seront autorisés à sortir que la journée munis de badges électroniques. Un centre de rétention est également prévu pour les déboutés du droit d'asile.

Selon le ministère, 300 demandeurs d'asile seront transférés lundi dans la nouvelle structure, sur les 550 migrants encore présents sur l'île. Dix mineurs non accompagnés ont été conduits dimanche soir vers le nouveau camp, selon la même source.

Le bidonville de Vathy abritait près de 7 000 demandeurs d'asile à son pic entre 2015 et 2016, pour une capacité initiale de 680 personnes.

Il y a un an, le camp de Moria sur l'île grecque de Lesbos, également décrié pour ses conditions insalubres, a été réduit en cendres dans deux incendies successifs, laissant quelque 13 000 migrants sans abri pendant plusieurs jours.

 

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