Parmi les 60 rescapés se trouvent six femmes, 21 mineurs non accompagnés et un bébé. Crédit : MSF
Parmi les 60 rescapés se trouvent six femmes, 21 mineurs non accompagnés et un bébé. Crédit : MSF

Le Geo Barents, navire humanitaire affrété par l’ONG Médecins sans frontières (MSF), a porté secours à 60 migrants lundi lors de deux opérations de sauvetage. Parmi les rescapés se trouvent six femmes, 21 mineurs non accompagnés et un bébé.

Le navire humanitaire de Médecins sans frontières (MSF), le Geo Barents, a secouru lundi 20 septembre 60 personnes en détresse en mer Méditerranée. Une première opération de sauvetage tôt dans la matinée a permis de porter assistance à six migrants à bord d’un "petit bateau en fibre de verre dans la zone de recherche et de sauvetage libyenne", a indiqué sur Twitter l’ONG médicale.

Un peu plus tard dans la journée, ce sont 54 exilés qui ont été pris en charge par le Geo Barents, dont six femmes, 21 mineurs non accompagnés et un bébé. "Nos souffrances en Libye sont terminées", ont crié les rescapés à l’équipage lors du sauvetage. Selon MSF, la plupart des migrants souffrent d’une "légère exposition au carburant".

Plus de 100 migrants à bord de l'Ocean Viking

Un autre navire humanitaire sillonne actuellement la Méditerranée centrale. L’Ocean Viking de SOS Méditerranée a recueilli à son bord 129 migrants dont une dizaine de femmes et une quinzaine d’enfants, au cours de quatre opérations de sauvetage menées durant le week-end des 18 et 19 septembre.

Deux de ces rescapés ont été évacués médicalement lundi matin "par les garde-côtes italiens avec quatre membres de leurs familles" car ils souffraient "de maladies chroniques et avaient besoin de soins médicaux urgents à terre", a précisé l’ONG, portant à 123 le nombre de personnes encore à bord.

Les deux navires étaient encore mardi 21 septembre dans la zone de recherche et de sauvetage.

>> À (ré)écouter : Avec les rescapés du Sahara et de la Méditerranée

Les tentatives de traversée de la Méditerranée ont été très nombreuses encore cet été au départ des côtes libyennes mais aussi depuis la Tunisie et le Maroc. Près de 22 000 personnes ont été interceptées entre janvier et juillet, contre 12 000 sur toute l'année 2020, a fait savoir vendredi Safa Msheli, porte-parole de l’Organisation internationale des migrations (OIM) sur Twitter.

Et la route de la Méditerranée centrale n’a jamais été aussi meurtrière. Depuis le début de l’année, le projet Missing Migrants de l'OIM, qui suit les décès sur les routes migratoires dans le monde, a enregistré 1 051 décès de migrants dans cette zone, contre 411 pour toute l’année 2020.

La rédaction tient à rappeler que les navires humanitaires (Ocean Viking, Sea Watch, Mare Jonio….) sillonnent une partie très limitée de la mer Méditerranée. La présence de ces ONG est loin d’être une garantie de secours pour les migrants qui veulent tenter la traversée depuis les côtes africaines. Beaucoup d’embarcations passent inaperçues dans l’immensité de la mer. Beaucoup de canots sombrent aussi sans avoir été repérés. La Méditerranée reste aujourd’hui la route maritime la plus meurtrière au monde.

 

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