Image d'illustration de la police grecque qui évacue un camp de migrants. Crédit : Reuters
Image d'illustration de la police grecque qui évacue un camp de migrants. Crédit : Reuters

La police grecque a annoncé samedi avoir interpellé sept personnes appartenant à un réseau de trafic de migrants.

Une opération coordonnée par les autorités grecques, Europol et la police judiciaire britannique chargée du crime organisé (NCA) a permis de démanteler un réseau de trafic de migrants qui cherchait à quitter la Grèce pour se rendre dans d’autres pays européens. La police grecque a ainsi annoncé samedi avoir interpellé douze personnes dont sept membres du réseau, les autres étant des migrants.

Ce réseau faisait passer les migrants vers le nord du pays via la route des Balkans, à savoir la frontière gréco-macédonienne, selon un communiqué diffusé à Athènes. Ce passage était emprunté par des milliers de personnes en 2015, au plus fort de la crise migratoire, avant la fermeture des frontières des pays européens en mars 2016. Selon la destination finale, le prix du transfert illégal variait : il fallait débourser entre 4 000 et 6 000 euros par personne pour se rendre en Suisse, France, Allemagne, Espagne ou Suède, et entre 8 000 et 10 000 euros pour aller au Royaume-Uni. Moyennant 16 000 euros, il était même possible de choisir le Canada.

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Les membres du réseau fournissaient parfois des faux papiers aux migrants afin de les envoyer dans d’autres pays européens en passant par l’aéroport international d’Athènes ou ceux d’Héraklion en Crète et de l’île de Lesbos.

Quelque 60 000 migrants sont piégés en Grèce depuis la fermeture des frontières l’an dernier. Outre les Syriens qui bénéficient d’une protection européenne spéciale, de nombreux Afghans, Pakistanais et Africains doivent choisir entre demander l’asile en Grèce – une procédure longue et incertaine – et être renvoyés dans leur pays d’origine.


 

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