Les embarcations clandestines interceptées par la garde maritime tunisienne sont coupées en deux pour empêcher leur réutilisation. Quelques carcasses pourrissent ainsi à proximité du port de Zarzis. Crédit : Mehdi Chebil
Les embarcations clandestines interceptées par la garde maritime tunisienne sont coupées en deux pour empêcher leur réutilisation. Quelques carcasses pourrissent ainsi à proximité du port de Zarzis. Crédit : Mehdi Chebil

Quatre personnes sont mortes et 19 sont portées disparues après le naufrage de leur embarcation au large de la Tunisie, a appris l’AFP dimanche d’une source judiciaire.

Dimanche 17 octobre à l’aube, un bateau avec à son bord 30 migrants a chaviré au large des côtes tunisiennes de Chebba, dans le gouvernorat de Mahdi, voisin de ceux de Sousse et de Monastir, dans le centre-est de la Tunisie. L’un des passagers a réussi à gagner la rive à la nage et a donné l’alerte, a indiqué à l’AFP Farid Ben Jha, porte-parole du tribunal de Mahdi et de Monastir.

Au total, seuls sept migrants "ont pu être secourus", a-t-il précisé. Les secours ont repêché quatre corps sans vie, 19 autres personnes sont quant à elles portées disparues. Selon le porte-parole, "l’embarcation était trop petite pour transporter 30 personnes". En outre, la météo était mauvaise avec une mer agitée et du vent.

Au moins 1 179 morts en Méditerranée centrale

Les témoignages des rescapés, des jeunes hommes, n’ont pas permis de savoir si le canot était parti de Libye ou de Tunisie.

Une enquête a été ouverte pour identifier les responsables de cette tragédie. Quatre personnes ont été arrêtées pour avoir participé à l’organisation de la tentative de traversée de la Méditerranée.

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Depuis le début de l’année, au moins 1 179 exilés sont morts en Méditerranée centrale en tentant de rejoindre l’Europe à bord d’embarcations de fortune, d’après les chiffres de l’Organisation internationale des migrations (OIM). Ce bilan pourrait néanmoins être beaucoup plus lourd, les instances internationales et les ONG redoutant de nombreux "naufrages invisibles", sans témoins et loin des regards.

 

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