© RFI/Marie Casadebaig | Deux militants associatifs et un prêtre ont cessé de s’alimenter depuis 17 jours pour dénoncer les conditions de vie des exilés à Calais.
© RFI/Marie Casadebaig | Deux militants associatifs et un prêtre ont cessé de s’alimenter depuis 17 jours pour dénoncer les conditions de vie des exilés à Calais.

À Calais, dans le Nord de la France, alors qu'un prêtre et deux militants associatifs entament leur 17e jour de grève de la faim pour dénoncer les conditions de vie des exilés, le ministère de l'Intérieur envoie à partir de ce mercredi sur place un médiateur, Didier leschi, le directeur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII).

Avant d'avancer une quelconque proposition de sortie de crise, le patron de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) Didier Leschi attend de dialoguer avec les trois grévistes de la faim, qui sont toujours extrêmement déterminés. 

Un aumônier du Secours catholique pour le Pas-de-Calais, âgé de 72 ans, ainsi que deux militants associatifs, se sont engagés dans une grève de la faim dans l'église Saint-Pierre de Calais, notamment pour réclamer le respect d'une trêve hivernale dans les expulsions des exilés. Quand chaque jour, des gendarmes évacuent leurs camps de fortune.

Interrogé sur ce point, le patron de l'OFII répond que des hébergements existent sur tout le territoire et donc des mises à l'abri sont possibles. Mais pour cela, reconnaît-il, il faut que les exilés soient d'accord pour s'éloigner de Calais et donc de la frontière britannique. Selon lui, c'est le travail de ses agents de convaincre les migrants que d'autres solutions sont possibles pour eux, en France.

La plupart des migrants ne veulent pas rester en France

Mais quelles solutions, s'interroge Claire Millot de l'association Salam ? La plupart des exilés ne souhaitent pas rester dans l'Hexagone et surtout ont déjà été déboutés du droit d'asile ou sont concernés par l'accord de Dublin qui les oblige à faire une demande d'asile dans le pays par lequel ils sont entrés en Europe. 

Selon Claire Millot, la seule solution serait de lever cette dernière obligation, rappelant qu'en 2017, 4 000 exilés avaient bénéficié de cette mesure. C'était au moment du démantèlement de la « jungle », qui a compté jusqu'à 9 000 occupants. Didier Leschi en avait été l'un des principaux acteurs.

Dans un communiqué commun, 150 associations se sont jointes mardi aux revendications des trois grévistes de la faim.

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