Plus de 300 personnes, secourues en quelques jours par l'Ocean Viking, vont pouvoir débarquer à Augusta, en Sicile. Crédit : SOS Méditerranée
Plus de 300 personnes, secourues en quelques jours par l'Ocean Viking, vont pouvoir débarquer à Augusta, en Sicile. Crédit : SOS Méditerranée

Après plusieurs jours d'attente dans des conditions climatiques difficiles, le navire de SOS Méditerranée va pouvoir accoster au port sicilien d'Augusta. À bord, les jours passant, l'état de santé de certains migrants s'est dégradé. Plusieurs d'entre eux, des mineurs, ont dû être évacués vers Lampedusa par les autorités.

"Immense soulagement" à bord de l’Ocean Viking. Les 306 migrants qui l'occupent, dont neuf enfants en bas âge, vont pouvoir débarquer dans le port d’Augusta, en Sicile. Ils avaient été secourus via quatre opérations de sauvetage menées ces derniers jours, le navire affrété par l’ONG SOS Méditerranée ayant repris la mer le 30 octobre.

Sur le bateau, les conditions étaient particulièrement difficiles. La nuit dernière, "une tempête avec des vagues de deux mètres de haut a balayé le pont" du navire. "Les couvertures sont trempées, les stocks de sacs de survie sont bientôt épuisés et les personnes rescapées grelottent", déplore l’équipage sur Twitter, qui a demandé un port sûr à neuf reprises. "À chaque blocage, les conditions psychologiques et physiques des personnes rescapées à bord s'aggravent d'heure en heure", ajoute l’ONG.

"En plus de s'occuper de personnes souffrant de graves brûlures dues au carburant et de nourrissons qui requièrent des soins réguliers, nous sommes préoccupés par les conséquences de passer autant de temps à bord dans ces conditions météorologiques", abonde Jane, médecin de la Croix-Rouge à bord. "Nous sommes un navire-ambulance, pas un hôpital".

Le 7 novembre, un mineur, accompagné de son petit frère, a été évacué et récupéré par une équipe des garde-côtes italiens au large de Lampedusa. Son état de santé s’était dégradé pendant la nuit. La veille, deux autres personnes "souffrant de brûlures dues au carburant et d'affections graves" avaient également été évacuées de nuit, dans une mer agitée.

Un bateau de pêche ensablé

Dans la même zone, les garde-côtes italiens ont porté secours dans la nuit de mardi à mercredi 10 novembre à 396 personnes en détresse à bord d’un bateau de pêche. L’embarcation s’était ensablée près du port de Pozzallo, en Sicile. D’après les autorités, "les mauvaises conditions météo et marines qui empiraient ont rendu les opérations de sauvetage assez compliquées". Entamée à 23h, l’opération s’est poursuivie jusqu’à 2h du matin.

Le maire de Pozzallo, Roberto Ammatuna, a indiqué que les rescapés avaient été hébergés "dans le gymnase municipal" où ils ont été soumis à "des test anti-Covid, avant d'être transférés sur un navire de quarantaine", indique Rai News.

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Le lendemain, une autre embarcation de 80 personnes, dont 10 mineurs et une femme - la 6e de la journée - a débarqué à Lampedusa, affirme l’agence de presse Ansa. Le groupe - composé d'Égyptiens, de Syriens et d'Éthiopiens - a été transféré dans le hotspot de l’île, déjà occupé par 885 personnes, pour une capacité de 250 places.

Depuis le début de l’année, plus de 57 000 migrants ont débarqué en Italie, contre un peu plus de 30 000 au cours de la même période en 2020, selon des données du ministère de l’Intérieur.

 

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