Des migrants font face à des policiers polonais à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie le 8 novembre 2021. Crédit : AP
Des migrants font face à des policiers polonais à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie le 8 novembre 2021. Crédit : AP

La question migratoire est un sujet polémique en Europe et en France, surtout à l’approche de la prochaine élection présidentielle dans l'Hexagone. Et si l’exemple pouvait venir d’Allemagne ? La thématique des migrants n’a quasiment pas suscité d’affrontements entre les partis politiques durant la dernière campagne électorale.

ACCENTS D'EUROPE


À quelques semaines de son départ, la chancelière Angela Merkel a évoqué, dans une rare interview, la crise des migrants de 2015 et l’accueil sur le sol allemand d’un million de réfugiés. Six ans après, elle estime que oui le bilan est positif, même s’il n’est pas parfait. À Berlin, Julien Méchaussie.  

Et alors que la guerre des migrants entre la Biélorussie et la Pologne n’est toujours pas terminée, le Premier ministre polonais a entamé une tournée des capitales européennes pour apaiser les tensions avec l’UE.

Varsovie qui estime que ce flux de migrants orchestré par Minsk est une des "plus grandes tentatives de déstabilisation de l'Europe". À Varsovie, Hélène Bienvenu fait le bilan d’une crise d’une immense violence.

Et comment cette crise a-t-elle été perçue ailleurs en Europe. Comment l’immigration est-elle gérée par les politiques ? Direction la Scandinavie où l’on retrouve notre correspondante Anne-Françoise Hivert. 

Début octobre 2021, le Danemark a fourni 15 km de barbelés coupants, à la Lituanie, pour protéger ses frontières des migrants. Le pays scandinave a commencé à retirer leurs titres de séjour à des réfugiés syriens, au prétexte que la situation sécuritaire se serait améliorée à Damas et dans sa région. Copenhague envisage aussi d’externaliser l’asile à des pays africains : ceux-ci ne feraient pas qu’accueillir les demandeurs d’asile pendant leur procédure, mais également les réfugiés s’ils obtiennent l’asile. 

Ce n’est pas la droite qui a imposé ces mesures, ni l’extrême-droite. Mais les sociaux-démocrates, qui dirigent le gouvernement danois depuis juin 2019. 

Et les Balkansl’Albanie, le Kosovo, et la Macédoine du Nord accueillent aussi des migrants afghans. Des employés d’organisation internationale, des professeurs, des journalistes et leur famille qui attendent que leur identité soit confirmée pour pouvoir être accueillis dans des pays occidentaux. C’est le reportage de Laurent Geslin.  

L’immigration, l’émigration aussi. Dans les Balkans, le phénomène est massif. Cette année encore, près de 10% des Albanais ont postulé à la loterie américaine pour la carte verte, dans l’espoir d’obtenir une carte de résident permanent. Leur nombre est en baisse par rapport à l’année dernière (2020), mais l’Albanie reste le troisième pays d’Europe le plus demandeur de ce sésame, symbole de son émigration massive. Simon Rico

 

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