Des Irakiens rentrent de Biélorussie à Bagdad, le 18 novembre 2021. Crédit : Reuters
Des Irakiens rentrent de Biélorussie à Bagdad, le 18 novembre 2021. Crédit : Reuters

Les autorités biélorusses ont indiqué, mardi, que plus d’une centaine d’exilés avaient quitté le pays pour rentrer chez eux la veille, sans préciser les nationalités de ces personnes. Minsk affirme que des départs supplémentaires sont prévus.

Les vols de retour des migrants présents en Biélorussie se poursuivent. Cent dix-huit personnes ont quitté, lundi, l’aéroport de Minsk pour rentrer dans leur pays, a déclaré, mardi 23 novembre, un haut responsable du ministère biélorusse de l'Intérieur en charge des migrations, Alexeï Begun, cité par l'agence de presse étatique Belta.

Mardi, d'autres migrants attendaient dans la zone d'embarquement à l'aéroport de Minsk pour rentrer dans leur pays, a ajouté le responsable, sans donner de chiffres, ni préciser les nationalités de ces personnes.

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Il a toutefois indiqué que les ambassades de plusieurs pays, comme la Syrie et l'Irak, étaient en train d'organiser l'affrètement de vols pour rapatrier "leurs ressortissants qui se trouvent dans une situation difficile" en Biélorussie.

Les premiers rapatriements d’exilés ont eu lieu la semaine dernière. Plus de 400 Irakiens, avait quitté le pays en avion pour rejoindre Erbil et Bagdad. Le porte-parole du ministère irakien des Affaires étrangères avait indiqué avoir "recensé 571 Irakiens" bloqués à la frontière polono-biélorusse et se disant prêts à regagner "volontairement" leur pays.

Des milliers de personnes bloquées à la frontière

Le régime d'Alexandre Loukachenko, qui dirige d'une main de fer la Biélorussie depuis 1994, est accusé par Bruxelles d'avoir attiré depuis l'été plusieurs milliers de migrants dans son pays avant de les acheminer aux frontières orientales de l'Union européenne, dans le but de se venger de sanctions occidentales.

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Dans une interview donnée à la BBC le 19 novembre, Alexandre Loukachenko a reconnu qu’il était "tout à fait possible" que les forces biélorusses aient aidé des migrants à passer la frontière mais a rejeté toute responsabilité dans la crise.

Au moins 13 personnes, dont deux bébés, ont trouvé la mort des deux côtés de la frontière polono-biélorusse depuis l’été. 

 

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