Paros, île huppée des Cyclades en Grèce, n'était jusqu'à présent pas sur la route des migrants. Crédit : Picasa/Flickr
Paros, île huppée des Cyclades en Grèce, n'était jusqu'à présent pas sur la route des migrants. Crédit : Picasa/Flickr

Une centaine de migrants, en majorité afghans, ont été secourus par les garde-côtes grecs, dimanche, alors qu'ils étaient à bord d'un bateau en difficulté, près de l'île grecque de Paros. Cette île huppée des Cyclades n'était, jusqu'ici, pas sur la route des migrants.

Une centaine de migrants ont été secourus, dimanche 13 mars, dans un bateau en difficulté près de l'île grecque de Paros par les garde-côtes grecs, a appris l'AFP auprès de la police portuaire.

Selon les premières informations, tous les passagers ont été transférés sains et saufs sur un navire de la police portuaire grecque et acheminés vers le port de Paros, où ils doivent être soumis à des tests de dépistage du coronavirus. Les rescapés sont en majorité afghans.

Le voilier à bord duquel avaient embarqué les migrants était parti des côtes occidentales turques et avait pour destination l'Italie, selon la police portuaire grecque. 

Les autorités grecques n'avaient pas encore décidé, dimanche midi, du lieu final de leur transfert. Sur Twitter, la plateforme d'urgence en mer, Alarm Phone, a exhorté Athènes à respecter le droit de ces personnes à déposer une demande d'asile en Grèce, disant craindre un "refoulement d'ampleur vers la Turquie".

De nouvelles voies, plus périlleuses, depuis la Turquie

Paros, une île huppée des Cyclades, n'était jusqu'ici pas sur la route des migrants. Depuis 2015, la plupart des arrivées sont en effet recensées sur les îles de Lesbos, Samos, Kos...

Mais la Grèce à l'aide de Frontex, l'agence européenne de surveillance des frontières, a en effet considérablement resserré les contrôles ces dernières années limitant les arrivées des migrants sur les îles du nord-ouest de l'Égée, comme Lesbos et Samos. Les défenseurs des droits de l'Homme dénoncent également des refoulements illégaux perpétrés en mer, qui permettraient aux autorités de faire baisser les chiffres des arrivées en Grèce.

>> À (re)lire : "Ni canot, ni gilet de sauvetage" : deux migrants morts noyés après avoir été jetés à la mer par des garde-côtes grecs

Face à des politiques européenne et grecque de plus en plus sévères, les passeurs tentent d'éviter les patrouilles proches des îles du nord de la mer Egée et empruntent des nouvelles voies, plus périlleuses, depuis la Turquie. 

Au mois de décembre, un naufrage avait fait au moins 31 morts près de Paros. Parti des côtes occidentales turques, le bateau sur lequel avaient pris place ces migrants avait, lui aussi, pour destination l'Italie.  


  

 

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