Le fleuve Bidassoa est une frontière naturelle entre la France et l'Espagne. Crédit : InfoMigrants
Le fleuve Bidassoa est une frontière naturelle entre la France et l'Espagne. Crédit : InfoMigrants

Un jeune migrant est porté disparu depuis 10 jours dans le Pays basque, après être tombé dans le fleuve Bidassoa en tentant de franchir la frontière entre la France et l’Espagne. Depuis mercredi, des opérations de recherches sont menées pour tenter de le localiser.

Depuis mercredi 27 avril, une opération de recherche est menée par les autorités espagnoles dans le Pays basque pour tenter de localiser un migrant. Le jeune homme a disparu le 18 avril après avoir tenté de traverser le fleuve Bidassoa, frontière naturelle entre la France et l’Espagne. L’alerte a été donnée par une ONG qui a recueilli les deux exilés qui l’accompagnait.

La police de la Communauté autonome basque espagnole, la Croix-Rouge, une unité canine espagnole ainsi que des plongeurs des services de secours de la région participent aux recherches. La zone d’investigations est assez large : elle s’étend de la région de Navarre à l’embouchure de la Bidassoa.

>> À (re)lire : À la frontière franco-espagnole, la police "traque" les migrants

L’association Irungo Harrera Sarea, qui donne des informations aux migrants du côté espagnol de la frontière avant leur passage vers la France, avait eu vent de la disparition d’un homme mais n’avait pas réussi à obtenir de détails. "Nous savions qu’une personne était tombée dans la brousse ou dans un ravin, qu’elle avait glissé et était tombée dans le fleuve", a expliqué un membre de l’association au média basque Naiz. "Pendant une semaine, nous avons essayé de clarifier la situation et de vérifier ce qu’il s’était passé, mais nous n’y sommes pas parvenus", a-t-il ajouté.

Selon la presse locale, si ce décès est confirmé il porterait à neuf le nombre de personnes mortes en essayant de traverser le fleuve Bidassoa depuis début 2021.

>> À (re)lire : À la frontière franco-espagnole, l’importante présence policière ne dissuade pas les migrants

Malgré les dangers, nombreux sont ceux qui s’aventurent dans ces eaux froides, tumultueuses, aux fonds mouvants, pour éviter les contrôles policiers déployés en nombre à la frontière terrestre. "Chaque semaine, je vois des réfugiés tenter la traversée, à la nage ou dans des barques, assurait l’an dernier à InfoMigrants Tom Dubois-Robin, un habitant d’Hendaye, ville frontalière française.

Anaïtze Aguirre, membre de Irungo Harrera Sarea, confiait déjà ses craintes à InfoMigrants au mois de mai 2021. "Pour ces gens qui ont traversé le désert et la mer dans des conditions chaotiques, relier les deux rives d’un fleuve semble anecdotique. Et pourtant, c’est tout aussi dangereux".

 

Et aussi