Des réfugiés en Grèce
Des réfugiés en Grèce

Quelle est la situation en Grèce pour les demandeurs d’asile, alors que des migrants continuent à arriver sur les îles de Chios et Samos ? Voici quelques éléments de réponse.

Selon le Comité international de secours (IRC), 62.000 personnes ont déposé une demande d’asile en Grèce et sont dans l’attente d’une réponse des autorités. Pas moins de 16.500 migrants ont fait leur demande entre janvier et mars de cette année, à en croire l’agence de statistiques européennes Eurostat. Un chiffre d’autant plus impressionnant, qu’ils n’étaient que 5000 pour la même période en 2016.

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Comment faire sa demande d’asile en Grèce ?

L’une des voies les plus classiques et de prendre rendez-vous via Skype auprès du service grec d’asile. Celui-ci va vous convoquer pour un entretien, questionnant les raisons de la demande d’asile en Grèce. Le service va ensuite accepter ou refuser la demande. Il est possible de faire appel en cas de refus, dans quel cas il est possible qu’ait lieu un second entretien

Quand un migrant est bloqué dans un centre de détention, il peut soumettre une demande de protection internationale au centre. Les autorités vont alors informer le service d’asile pour fixer une date d’entretien.

Enfin, vous devez rester en Grèce pendant que les autorités étudient la demande d’asile. En règle générale, une demande est traitée dans les six mois, mais puisque les services d’asile accusent actuellement du retard sur les dossiers, ce délai pourrait s’allonger.

Qui est admissible ?

Les personnes admissibles au droit de protection en Grèce sont celles qui remplissent les conditions des conventions de Genève de 1951. Il s’agit de personnes qui ont fui leur pays parce qu’elles y sont persécutées ou exposées à une menace pour les raisons suivantes : appartenance à une certaine religion, un groupe ethnique ou social, nationalité, sexe ou orientations sexuelles. Il s’agit également de personnes qui sont persécutées pour leurs opinions politiques.

La protection subsidiaire est quant à elle considérée pour ceux qui ne remplissent les critères cités précédemment mais sont exposés à d’autres dangers dans leur pays d’origine, comme la peine de mort, la torture ou des menaces de mort.

La Grèce et les accords de l’UE

La Grèce se trouve au centre de deux accords passés par l’Union européenne sur les réfugiés.

Tout d’abord, l’accord avec la Turquie, entré en vigueur le 20 mars 2016. Il prévoit que la Grèce puisse renvoyer les migrants arrivés par la Turquie et dont le droit d’asile a été refusé vers la Turquie. Pour chaque demandeur d’asile arrivé ainsi Turquie, le gouvernement turc s’engage à rediriger un migrant vers un pays de l’Union européenne. Mais beaucoup dénoncent un deal qui ne fonctionne pas dans la réalité, avec beaucoup plus d’arrivées que de départs.

L’autre accord qui concerne la Grèce est un texte européen de septembre 2015. Il ambitionne de relocaliser 120.000 réfugiés de Grèce et d’Italie vers d’autres pays de l’Union, mais beaucoup de pays d’Europe de l’Est refusent d’y participer.


 

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