Une femme syrienne et une enfant arrivent en Grèce sur l'île de Lesbos à bord d'une embarcation turque, le 1er octobre 2015. Crédit : AP
Une femme syrienne et une enfant arrivent en Grèce sur l'île de Lesbos à bord d'une embarcation turque, le 1er octobre 2015. Crédit : AP

Mercredi, des représentantes de militantes féministes de toute l’Europe sont venues formellement déposer une pétition au Parlement européen. Elles demandent aux députés que les violences subies par les femmes sur le chemin de la migration vers l’Europe soient reconnues spécifiquement dans le cadre de leurs demandes d’asile.

Avec notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet

Le chemin de tous les migrants vers l’Europe est parsemé d’embûches, de violences et même de mort. La situation dramatique des migrants est connue mais celle des femmes est encore pire, et moins documentée.

"Quand elles traversent la Méditerranée, elles ne sont pas assises dans les bateaux comme les hommes. Et comme elles sont déjà plus pauvres, les passeurs leur demandent très souvent des services sexuels. Très souvent, elles se noient parce qu'elles ne savent pas nager", explique la militante Sonia Mitralia.

>> À (re)lire : Femmes en Méditerranée : visages et parcours de migration

Aux frontières de l'Union européenne, elles sont refoulées avec les mêmes violences que les hommes. Pour mieux les protéger, une pétition signée par 39 000 personnes dans plus de 18 pays demande à l'Union européenne de reconnaitre les violences subies par les femmes sur la route de l'exil.

L’eurodéputée suédoise Malin Björk estime que l’ensemble du système d’asile et de migration de l’espace Schengen est à réformer de fond en comble, y compris l’agence de garde-côtes et de gardes-frontières : "Soit on abolit Frontex, soit ça devient une agence qui maintient les êtres humains aux frontières de l'Europe. Parce que si elle est complice et qu'elle continue de l'être et de bafouer les êtres humains aux frontières de l'Europe, alors cette agence n'a pas à exister."

 

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