Des migrants afghans à la frontière entre la Grèce et la Turquie (images d'archives). Crédit : Imago
Des migrants afghans à la frontière entre la Grèce et la Turquie (images d'archives). Crédit : Imago

Deux migrants afghans auraient été blessés par des balles en caoutchouc tirées par les forces de sécurité grecques alors qu'ils tentaient d'entrer illégalement en Grèce, selon des sources turques. Les victimes sont actuellement soignées en Turquie.

Selon des informations de l'agence de presse turque Anadolu (AA) relayées jeudi 26 mai, deux migrants afghans auraient été blessés par les forces de sécurité grecques alors qu'ils tentaient d'entrer illégalement dans le pays. Des sources de sécurité turques ont déclaré que la police grecque avait utilisé des balles en caoutchouc pour empêcher ces personnes de pénétrer dans le pays.

Les mêmes sources ont rapporté que les deux migrants afghans ont été blessés sur des parties distinctes de leur corps. Ils sont actuellement soignés en Turquie.

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Ces nouvelles accusations d'exactions de la part des forces grecques surviennent dans un contexte de regain de tensions entre la Grèce et la Turquie. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré le 23 mai que le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis "n'existait plus pour lui", après un voyage diplomatique de ce dernier aux Etats-Unis, mi-mai. À Washington, Kyriakos Mitsotakis avait prononcé un discours devant le Congrès américain, abordant la situation en Méditerranée orientale et pointant du doigt la Turquie.

Mardi 24 mai, 150 migrants ont été arrêtés en mer Égée alors qu'ils tentaient d'entrer en Grèce. La veille, quelque 600 autres avaient, déjà, été stoppés dans les mêmes conditions. Ils ont été repérés par les garde-côtes grecs avant d'être interceptés par les forces turques. Athènes, de son côté, nie tout refoulement illégal puisque les canots étaient "dans les eaux turques".

 

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