A Vintimille, il n'y a plus de structure dédiée aux migrants depuis juillet 2020. Crédit : InfoMigrants
A Vintimille, il n'y a plus de structure dédiée aux migrants depuis juillet 2020. Crédit : InfoMigrants

Confrontées à des arrivées toujours plus nombreuses de migrants, les autorités de la région de Vintimille, en Italie, ont annoncé l'ouverture prochaine d'un centre d'identification de ces personnes. Une structure d'accueil provisoire devrait également voir le jour avant l'été.

À Vintimille, ville italienne située à la frontière avec la France, une structure permanente pour les migrants va bientôt ouvrir ses portes, ont annoncé les autorités locales cette semaine. La date d'ouverture n'est pas connue mais les autorités ont indiqué que ce centre d'identification était destiné à faire face aux arrivées de migrants attendues au cours de l'été dans cette région habituée aux passages de candidats à l'exil en direction de la France.

Cette structure sera située dans le hameau de Mortola, en périphérie de Vintimille. Elle "devra servir à contrôler et à identifier les lieux de séjour des personnes pour leur régularisation et leur demande d'asile, le cas échéant", a indiqué le préfet d'Imperia Armando Nanei, cité par le site d'informations San Remo News.

>> À (re)lire : "Si un migrant est dans la région de Vintimille, c'est qu'il veut partir"

Par ailleurs, un centre d'accueil temporaire devrait voir le jour, probablement dans l'ancien parc de la Roya, là où se dressait avant une structure d'accueil pour migrants en transit gérée par la Croix-Rouge italienne, qui a fermé en juillet 2020 au grand dam des associations.

Le camp de la Roya hébergeait auparavant les migrants de passage en difficulté, mais aussi ceux, moins nombreux, qui voulaient entreprendre une demande d'asile en Italie. 

"90 % des personnes qui arrivent à Vintimille sont en situation irrégulière"

Ces dernières semaines, environ 90 exilés sont arrivés quotidiennement à Vintimille, dont une majorité de familles. Et les autorités appréhendent une augmentation de ces chiffres au cours de l'été.

"Nous avons pris en compte la réalité et Vintimille doit gérer ce phénomène", a déclaré Francesca Ferrandino, chargée des questions liées à l'immigration au sein de la préfecture. "Il s'agit d'un fait que nous ne pouvons pas ignorer et qui exige une action immédiate ainsi qu'un engagement à moyen et long termes."

De son côté, le maire de Vintimille, Gaetano Scullino, a demandé au ministère de l'Intérieur que des bus soient affrétés afin que les migrants sans-papiers soient conduit dans des centres de rapatriement. "Selon les chiffres, 90 % des personnes qui arrivent à Vintimille sont en situation irrégulière", a-t-il affirmé. 

>> À (re)lire : Un migrant meurt électrocuté sur le toit d’un train à la frontière franco-italienne

La plupart des exilés à Vintimille tentent, parfois à maintes reprises, de traverser la frontière, très surveillée, avec la France, quitte à monter sur le toit de trains ou à emprunter des sentiers dangereux à leurs risques et périls. Une fois refoulés, ces migrants retournent à Vintimille, en attendant leur prochaine tentative. Sans prise en charge, ils sont nombreux à dormir le long du fleuve Roya, sur les plages ou dans des bosquets.

 

Et aussi