Des milliers de migrants attendent à la frontière gréco-turque au poste de Pazarkule, dans le district turc d'Edirne, le 29 février 2020. (Image d'illustration) Crédit : AFP
Des milliers de migrants attendent à la frontière gréco-turque au poste de Pazarkule, dans le district turc d'Edirne, le 29 février 2020. (Image d'illustration) Crédit : AFP

Ces dernières semaines, les migrants sont de nouveau pris au piège des tensions entre la Grèce et la Turquie. Le pays dirigé par Recep Tayyip Erdogan accueille plus de trois millions d'exilés mais leur présence est de moins en moins bien acceptée, surtout en période de crise économique.

ACCENTS D'EUROPE 19-09-22-1-


En juillet 2022, le monde apprenait avec horreur le décès d’une petite fille de cinq ans, abandonnée avec un groupe de migrants sur un îlot du fleuve Evros qui marque la frontière entre les deux pays. Athènes et Ankara se renvoient la responsabilité de ce drame, tout comme ils repoussent les réfugiés de part et d’autre des postes de contrôle. En violation flagrante des garanties internationales. Une ONG a d’ailleurs porté ces cas devant la justice. À Athènes, Joël Bronner a pu s’entretenir par téléphone avec plusieurs de ces victimes.  

Et la Turquie voisine est le pays qui accueille de loin le plus de réfugiés au monde avec 3 700 000 Syriens, auxquels il faut ajouter des centaines de milliers d’Irakiens, d’Afghans et d’autres nationalités. Mais, leur présence est de moins en moins bien acceptée surtout en période de crise économique. Les tensions ressurgissent au moindre fait divers, en période électorale, ou dès qu’un dirigeant européen suggère d’aider la Turquie à accueillir plus de réfugiés… À Istanbul, Anne Andlauer. 

Et qu’en est-il des réfugiés ukrainiens ? Ils sont plus de 5 millions et demi à avoir trouvé asile surtout dans les pays limitrophes, et tout d’abord en Pologne. Mais ailleurs ? La solidarité est elle toujours bien là ? En Suisse, on peut se poser la question alors qu’à Genève, près de 300 réfugiés dorment dans une immense halle d’exposition le Palexpo. Faute d’avoir trouvé une famille d’accueil. Promiscuité, bruit de l’aéroport voisin, le lieu est loin d’être idéal quand on a fui la guerre. C’est le reportage à Genève de Jérémie Lanche.  

 

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