Les services de secours d'Andalousie ont indiqué avoir été contactés lundi par un homme qui avait retrouvé deux corps de migrants sur la plage d'El Ejido, à une quarantaine de kilomètres à l'ouest d'Almeria, dans le sud de l'Espagne.
Alors que les arrivées de migrants sont toujours nombreuses sur les côtes espagnoles, les drames migratoires se multiplient aussi. Lundi 18 novembre, deux nouveaux corps de migrants ont été découverts sur une plage d'El Ejido, à l'ouest d'Almeria, dans le sud du pays.
C'est un passant qui a trouvé les dépouilles et a contacté les services de secours. Une enquête a été ouverte. Selon des sources proches de l'enquête citées par l'agence de presse EFE, les corps auraient passé plusieurs jours en mer avant d'être découverts. Il s'agirait d'exilés arrivés en Espagne en bateau.
Lundi, les services de secours ont également signalé l'arrivée d'au moins deux bateaux dans la province d'Almeria, dont l'un comportant des blessés. La Croix rouge d'Almeria a également indiqué à EFE être intervenue pour assister trois groupes de 6,11 et 17 migrants à leur arrivées sur les côtes espagnoles.
Près de 5 000 personnes arrivées aux Baléares
Les îles Baléares ont également connu des nombreuses arrivées ces derniers jours. Lundi, 129 migrants ont été interceptés à bord de sept bateaux qui se trouvaient à proximité ou qui étaient arrivés sur les îles d'Ibiza, Formentera et Cabrera.
Ces sept embarcations et leurs passagers font grimper le bilan des arrivées depuis le début de l'année dans l'archipel des Baléares à 4 851 personnes arrivées à bord de 292 bateaux, selon le décompte de l'agence EFE.
Ces chiffres ne doivent pas cacher la dangerosité de la traversée depuis les côtes d'Afrique du nord, notamment via la route dite "algérienne". Des naufrages peuvent faire de nombreux morts mais certains exilés perdent aussi la vie en cours de traversée. Le 13 octobre dernier, trois corps ont été retrouvés dans un canot au large d'Almeria. Vingt neuf autres personnes se trouvaient à bord.
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Des sources policières estiment qu'environ la moitié des migrants arrivent à leur fin incognito sur cette route. L’autre moitié est recueillie en mer ou bien meurt noyée, car ce point de passage est dangereux. Mais avec les tempêtes, les moteurs qui cassent, les naufrages, on estime aussi que 500 migrants perdent la vie sur cette route chaque année.