Sept migrants sont morts vendredi dans le naufrage de leur embarcation, au large de l'île grecque de Samos. Trente-et-une personnes ont tout de même pu être secourues par les gardes-côtes turcs.
Traversée dramatique en mer Égée. Sept personnes sont mortes au large des côtes ouest de la Turquie, ont annoncé vendredi 17 janvier les autorités turques. Les victimes sont tombées à l'eau alors que les gardes-côtes turcs tentaient d'intercepter leur embarcation pneumatique. Trois corps sans vie ont été repêchés rapidement et quatre autres un peu plus tard dans la journée.
Dix-huit adultes et treize mineurs ont tout de même été secourus, et sont sains et saufs, ont ajouté les autorités, précisant que les recherches pour retrouver d’éventuels naufragés avaient pris fin.
Le groupe avait embarqué jeudi soir à proximité de la station balnéaire turque de Kusadasi, située à une quinzaine de kilomètres de l'île grecque de Samos. Malgré la courte distance qui sépare la Turquie de la Grèce à cet endroit, les naufrages sont nombreux.

Le 7 janvier, les corps d’un adolescent et d’un enfant ont été découverts au large de l'île grecque de Rhodes. Ils avaient pris place à bord d’une embarcation de 63 migrants originaires d’Afghanistan, de Syrie, d’Iran et d’Égypte.
Deux semaines avant ce drame, huit personnes avaient trouvé la mort dans un autre naufrage au large de Rhodes. Vingt-six avaient alors été secourues par les autorités grecques.
Conditions de vie "alarmantes"
La Grèce a enregistré en 2024 une augmentation de 25% du nombre d'arrivées de personnes fuyant les guerres et la pauvreté, selon le ministère des Migrations. Plus de 61 000 personnes ont été comptabilisées par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) cette année-là.
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Le nombre de mineurs, lui, a doublé. Plus de 13 000 jeunes migrants sont arrivés dans le pays par la mer au cours des 11 premiers mois de 2024, selon le Haut-commissariat pour les réfugiés des Nations unies (HCR). Conséquence, les centres d’hébergement sont saturés. Des ONG présentes dans les campements dénoncent des conditions de vie "alarmantes", malgré les récents dispositifs mis en place par l'État grec pour ces mineurs exilés.
Dans un rapport de Save The Children et du Conseil grec pour les réfugiés paru le 11 décembre, elles pointent notamment le "manque de services de protection", la présence de nuisibles ou encore "une nourriture de mauvaise qualité".
"Les enfants fuyant les crises humanitaires arrivent en Grèce dans l’espoir d’y trouver la sécurité, mais se retrouvent piégés dans une nouvelle crise", a commenté Willy Bergogné, directeur Europe de Save the Children, auprès du média britannique The Guardian.