Le dispositif Pause offre des bourses aux scientifiques et aux acteurs du milieu culturel, en exil. Capture d'écran
Le dispositif Pause offre des bourses aux scientifiques et aux acteurs du milieu culturel, en exil. Capture d'écran

Si vous êtes réfugié et que vous travailliez dans le monde de l’art dans votre pays d’origine, sachez qu’un programme mis en place par l’État s’adresse à vous. Intitulé "Pause", il offre des bourses à destination d’acteurs du milieu culturel en exil.

Initialement destiné aux scientifiques en exil, le dispositif Pause, pour "Programme d’aide à l’accueil en urgence des scientifiques en exil", s’élargit au monde culturel. Depuis son lancement en janvier 2016, par Thierry Mandon, secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur et la recherche de l’époque, près d’une centaine de réfugiés issus du monde scientifique ont ainsi pu en bénéficier.

Désormais, architectes, artistes-enseignants, historiens de l’art, chercheurs dans le secteur des médias ou du cinéma, archéologues…. peuvent également y prétendre.

  • Comment se déroule le programme ?

Pause accorde des financements aux établissements d’enseignement supérieur et aux organismes de recherche publics qui projettent d’accueillir des scientifiques ou des personnes du monde de l’art en situation d’urgence, et les accompagne dans leur insertion professionnelle.

Ainsi, une subvention allant de 20 000 à 60 000 euros (selon le statut et l’expérience du bénéficiaire) est accordée à la structure qui accueille un réfugié. Un salaire lui est ensuite versé chaque mois par l’établissement.

Si aucune durée minimum n’est requise, les membres du programme Pause conseillent aux établissements de proposer des projets d’accueil d’au moins six mois.

  • Comment postuler ?

"Pause vise à protéger et accueillir des scientifiques et des intellectuels en provenance de pays où la situation politique ne leur permet plus d’exercer leur métier et met leur vie et celle de leur famille en danger", peut-on lire sur le site du Collège de France qui porte le projet. En d’autres mots, tout le monde ne peut pas participer au programme Pause.

Plusieurs critères doivent ainsi être respectés :

-         Pouvoir justifier de son statut d’enseignant-chercheur ou de chercheur de toute discipline académique

-         Se trouver en situation d’urgence

-         Etre victime de persécution ou de violence du fait de son identité ou de ses croyances

-         Etre victime d’un autre type de menace à préciser

-         Avoir quitté son pays d’origine depuis moins de trois ans ou être dans l’obligation de s’exiler de son pays d’origine

Ainsi, même si vous n’avez pas encore obtenu le statut de réfugié vous pouvez postuler au programme.

Si vous répondez à ces critères, vous pouvez déposer votre demande sur la plateforme dédiée : https://candidatures-pause.college-de-france.fr/. Les membres du programme vous mettent ensuite en relation avec un établissement universitaire qui pourra vous accueillir, qui fera lui une demande officielle en votre nom (tous les dépôts de candidature sont faits par les établissements et non par un individu).

La première session d’appel à candidature se clôture le 23 janvier. Une autre devrait avoir lieu au printemps prochain.

  • Combien de personnes peuvent y prétendre ?

Dans un premier temps, le programme Pause dédié au monde culturel concernera entre cinq et dix postes - contre une centaine dans le domaine scientifique. « La première année est une phase exploratoire. L’objectif est d’élargir les offres culturelles dans les mois, les années qui suivent », précise-t-on au Collège de France.

 

>> Plus d’infos : https://www.college-de-france.fr/site/programme-pause/Procedure-de-constitution-des-dossiers.htm

 

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