Une affiche de la campagne de Milos Zeman contre l'immigration. Crédit : Reuters
Une affiche de la campagne de Milos Zeman contre l'immigration. Crédit : Reuters

Avec un peu plus de 51% des voix, Milos Zeman a été réélu à la présidence de la République tchèque. Ces deux dernières années, son pays n’a accueilli que 12 demandeurs d’asile, dans le cadre du programme de relocalisation de l’Union européenne. Une politique migratoire qui ne devrait pas changer durant son second mandat.

Milos Zeman, le président sortant de République tchèque, farouchement opposé à l’accueil des migrants, a été réélu le 27 janvier. "Cette confiance des citoyens me remplira d'énergie au cours des cinq années à venir et je suis persuadé que cette confiance ne sera pas déçue", a-t-il assuré.

Sans surprise, le thème de l'immigration a été un des sujets principaux de sa campagne. "Zeman est aux yeux de ses électeurs le défenseur des intérêts nationaux tchèques", a expliqué Jiri Pehe, politologue et directeur de la New York University de Prague.

Le chef de l'Etat, qui a le pouvoir de nommer les juges, les banquiers centraux et de désigner le Premier ministre, partage avec trois gouvernements d'Europe centrale (Pologne, Hongrie, Slovaquie) le refus d'accueillir des migrants en provenance de pays musulmans. La République tchèque n'a, pourtant, reçu que 116 demandes d'asile entre janvier et novembre 2017. Milos Zeman avait déjà épinglé la politique de la main tendue aux réfugiés prônée par la chancelière allemande Angela Merkel, allant jusqu'à la qualifier de "dénuée de sens".

Dans le cadre du programme européen de relocalisation, la République tchèque était censée accueillir 2 700 migrants pour soulager l’Italie et la Grèce. Mais Prague a refusé de participer à l'effort européen. Le porte-parole de la présidence a déclaré que le pays ne "pouvait pas se permettre de risquer des attaques terroristes". Depuis 2015, la République tchèque n’a accueilli que 12 demandeurs d’asile, ce qui correspond à 0,5 % de l’objectif européen.

 

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