La gare de Briançon a été occupée pendant trois jours par des associations et des migrants. Crédit : Tous migrants.
La gare de Briançon a été occupée pendant trois jours par des associations et des migrants. Crédit : Tous migrants.

La police a évacué mardi la gare de Briançon occupée depuis dimanche soir par des associations et des migrants sans solution d’hébergement. Les bénévoles s’attendent à de nombreuses arrivées de migrants dans les jours à venir.

Trois jours après le début de l’occupation de la gare de Briançon (Hautes-Alpes), la police a évacué mardi 10 avril, en fin de journée, les associations et migrants qui s’y trouvaient.

"La SNCF a demandé le concours de la force publique pour qu'il soit procédé à l'évacuation des locaux afin d'assurer la continuité du service ferroviaire dans le respect des conditions de sécurité et de confort pour l'ensemble des usagers", a déclaré la préfecture dans un communiqué. "À l'arrivée des forces de l'ordre en fin d'après-midi, les personnes présentes se sont immédiatement dispersées, dans le calme", a-t-elle précisé.

Les associations de bénévoles qui viennent en aide aux migrants qui ont franchi la frontière franco-italienne dans la région de Briançon avaient occupé la gare, faute de places disponibles ailleurs pour accueillir les dizaines de migrants arrivés dans le week-end.

"Nous n’occupons pas la gare pour embêter le monde mais parce que nous n’avons pas d’autres solutions d’hébergement pour ces personnes", expliquait lundi à InfoMigrants Alain Mouchet, bénévole au Refuge solidaire.

"Il y a toujours une quarantaine de personnes qu'on ne sait pas où loger", a précisé à l’AFP Michel Rousseau, de l’association Tous migrants. "[On a] bien proposé aux policiers, citoyens comme nous, d'en prendre un chacun chez lui".

De son côté, la préfecture affirme s'être "assurée préalablement de la situation des personnes qui se trouvaient dans la gare afin que soit apportée une réponse adaptée à chaque situation". Selon elle, les personnes "se déclarant mineures" ont été prises en charge par le département au titre de la protection de l'enfance et "mises à l'abri".

Stéphanie Besson, de l’association Tous migrants a déclaré que "32 personnes dont des femmes avec enfants sont parties pour Grenoble dans un car affrété par la mairie de l'Argentière-la-Bessée, mais sans que l'on sache si une prise en charge les attend en Isère ou si elles vont se retrouver dehors".


 

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