Image d'archives à Calais, en janvier 2018. Crédit : Mehdi Chebil
Image d'archives à Calais, en janvier 2018. Crédit : Mehdi Chebil

Alors qu’un énième démantèlement a eu lieu mercredi 18 avril rue des Verrotières à Calais, les associations dénoncent la confiscation des effets personnels des migrants et se disent "sous pression" par les autorités. De façon encore plus significative depuis la fin de la trêve hivernale fin mars.

Il est 9h mercredi 18 avril quand la centaine de migrants installé rue des Verrotières, à Calais, voit débarquer des cars de CRS, de la police nationale et de la police aux frontières (PAF). Les forces de l’ordre procèdent à un énième démantèlement de ce camp qui compte une quarantaine de tentes.

>> À lire sur InfoMigrants : À Calais : "L’État démantèle les campements aux heures de distributions de repas !"

Selon les membres associatifs présents sur les lieux, tous les effets personnels ainsi que les tentes et les couvertures des migrants ont été envoyés à la déchetterie. Certains migrants qui n’étaient pas présents à l’arrivée de la police ont tenté de récupérer leurs affaires - notamment des documents d’identité et des téléphones portables - mais se sont vus refuser l’accès à leurs tentes. "Alors même que le préfet s’était engagé à laisser du temps aux migrants pour qu’ils récupèrent leurs affaires personnelles", précise Loan Torondel de l’Auberge des migrants qui déplore également qu’aucune proposition de relogement n’ait été proposée aux migrants.

"Nous nous doutions qu’un démantèlement aurait lieu ce matin car maintenant c’est tous les mercredis. Depuis la fin de la trêve hivernale [fin mars, NDLR], c’est quasi quotidien", souffle encore Loan Torondel.

Pour ne pas laisser les migrants dormir à même le sol, l’Auberge des migrants ainsi que Médecins du Monde, le Secours catholique et Salam organisent mercredi 18 avril à 17h une distribution de tentes et de couvertures rue des Verrotières.

Une telle opération avait valu fin mars à quatre membres de l’Auberge des migrants une convocation au commissariat et une interdiction de distribuer des tentes aux exilés. Les associations se disent "sous pression" par les autorités et dénoncent le harcèlement policier à l’encontre des migrants mais aussi des bénévoles. "Si ce n’est pas des convocations au commissariat, c’est des amendes pour stationnement gênant ou l’immobilisation de nos véhicules ou encore le contrôle de nos comptes en banque. C’est clairement de l’intimidation", conclut Loan Torondel.

Infos Pratiques :

Mercredi 18 avril à 17h : distribution de couvertures et de tentes rue des Verrotières.

Distribution de nourriture :

L’Auberge des migrants n’a pas changé ses points de distribution : rue des Verrotières, devant le Lidl, vers l’hôpital…", précise Loan Torondel. "Mais, nous nous déplaçons le soir entre 19h/20h et 22h".

Pour rappel, les distributions de la Vie active sont placées :

-Rue des Huttes : distribution le matin de 9h à 10h, puis le soir de 15h à 16h30

-Zone d’activité du Virval (près du centre hospitalier) : distribution le matin de 10h à 11h, puis le soir de 16h30 à 18h.

 

Et aussi