Image d'archives du camp de Chios, en Grèce. Crédit : InfoMigrants
Image d'archives du camp de Chios, en Grèce. Crédit : InfoMigrants

L'ouverture aura été de courte durée. Après avoir annoncé la libre circulation dans le pays pour les demandeurs d'asile arrivés sur les îles grecques, la Grèce rétablit le confinement des nouveaux arrivants. Ils devront rester cantonnés sur leur île d’arrivée en attendant la réponse à leur demande d’asile.

Contrairement à ce qu’avaient annoncé les autorités grecques, les nouveaux demandeurs d’asile arrivés sur les îles grecques (Lesbos, Chios, Samos, Kos et Leros) ne pourront pas circuler librement dans le pays.

La raison de ce revirement ? Une mesure du gouvernement est venue contredire mardi 24 avril, une précédente décision prononcée deux jours auparavant par le Conseil d’État, plus haute juridiction administrative de Grèce.

À la suite de cet arbitrage gouvernemental, les demandeurs d’asile venus de Turquie vers la Grèce par bateau sont de nouveau confinés sur leur île d’arrivée en attendant l’examen de leur demande d’asile. Le ministère de la politique migratoire a d’ores et déjà indiqué que ces personnes se verraient "remettre une note précisant qu'ils doivent rester sur place pour faciliter le suivi de leur demande".

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Tensions à Lesbos

Le Conseil grec des réfugiés, dépendant du Haut-commissariat des réfugiés (HCR), a immédiatement dénoncé cette décision. C’est cette instance qui est à l’origine du fameux recours demandant le droit "à la libre circulation", déposé auprès du Conseil d’État.

D’après le Conseil grec des réfugiés, le maintien du confinement dans des camps entraîne "des souffrances" pour les réfugiés et alimente les tensions avec les habitants des îles. Pas plus tard que dimanche soir, une dizaine de migrants et de réfugiés, afghans pour la plupart, ont été blessés sur l'île de Lesbos lors d'affrontements avec des militants d'extrême droite.

Environ 15 000 personnes sont actuellement entassées sur les îles grecques, dans des camps surchargés, en attendant l’examen de leur demande d’asile.

 

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