©Abdullah DOMA/AFP | Des migrants dans un centre de détention, en Libye avant d'être rapatriés dans leur pays, le 2 décembre 2017.
©Abdullah DOMA/AFP | Des migrants dans un centre de détention, en Libye avant d'être rapatriés dans leur pays, le 2 décembre 2017.

Les migrations au service de la transformation structurelle en Afrique, c’est le titre d’un rapport de la CNUCED, la Conférence des Nations unies pour le Commerce et le Développement. Une étude rendue publique jeudi 31 mai au soir.

A l’origine de cette étude, les images récurrentes des migrants arrivant notamment en Europe ces dernières années, au péril de leur vie. L’Organisation des Nations unies a décidé pour la première fois de définir une gestion des migrations et une conférence intergouvernementale sur le sujet doit se tenir en décembre prochain à Marrakech au Maroc.

C'est en amont de cette conférence que la CNUCED, l’institution spécialisée des Nations unies, a donc voulu savoir notamment quel était l’impact économique et social des flux migratoires sur le continent africain.

Pour les auteurs du rapport, les migrations intra-africaines et hors du continent sont nécessaires pour le développement. Ils estiment même qu’elles constituent une chance pour l’Afrique et pour le reste du monde. Le document souligne aussi la prédominance des flux migratoires intra-africains, alors que la perception médiatique en Europe peut laisser penser le contraire.

Mais l’écart se resserre de plus en plus : l’année dernière, sur les 36 millions d’Africains qui sont ont quitté leurs pays, 19 millions, soit près de 53%, sont restés sur le continent. L’Afrique a de son côté accueilli 5,5 millions de personnes venues d’ailleurs.

La contribution des migrants internationaux au produit intérieur brut est importante pour certains pays. Elle est de 19% en Côte d’Ivoire en 2008, 13% au Rwanda en 2012, 9% en Afrique du Sud en 2011, mais seulement 1% au Ghana en 2010.

Texte initialement publié sur : RFI

 

Et aussi