Louisa Gouliamaki, AFP  | L'Aquarius, bateau humanitaire de SOS Méditerranée au large de la Silice, en mai 2018.
Louisa Gouliamaki, AFP | L'Aquarius, bateau humanitaire de SOS Méditerranée au large de la Silice, en mai 2018.

Les 629 migrants secourus en Méditerranée par le navire Aquarius vont pouvoir débarquer en Espagne grâce à des deux autres navires italiens. L'ONG française qui affrète le bateau humanitaire estimait que le voyage à bord d'un seul navire serait trop long et dangereux.

Bloqués au large depuis ce week-end à la suite d'un bras de fer entre l'Italie et Malte, les 629 migrants secourus en Méditerranée par le navire Aquarius pourront débarquer en Espagne, a annoncé, mardi 12 juin, SOS Méditerranée, l’ONG française qui affrète le navire. "L'Aquarius a reçu la confirmation que le port de sûreté serait celui de Valence, en Espagne", a-t-elle déclaré sur Twitter, ajoutant que des vivres avaient été apportées à bord, comme prévu. 

Mardi matin, Rome a proposé un nouveau plan d'action. Une partie des migrants se trouvant à bord de l'Aquarius seront finalement transbordés sur un bateau des gardes-côtes italiens et un bateau de la marine italienne, explique Anelise Borges, une journaliste d'Euronews présente à bord. Les deux navires accompagneront l'Aquarius jusqu'à Valence, en Espagne. Selon Anelise Borges, les transferts de migrants ont débuté en milieu d'après-midi. "Cette opération pourrait prendre plusieurs heures", précise la journaliste. 

Pour l'heure, l'Aquarius est toujours stationné entre Malte et la Sicile. "Plusieurs points d’information sont prévus dans la journée pour expliquer la situation en plusieurs langues aux migrants. Après trois nuits à bord, les rescapés ont beaucoup de questions. Il y a de l’anxiété qui monte. Heureusement, dans les équipes de MSF, il y a des médiateurs culturels aguerris à faire passer des messages", détaille Laura Garel, chargée de communication de SOS Méditerranée.

"On essaye de faire en sorte que les personnes soient considérées avec le plus de dignité possible, vu tout ce qu’il se passe autour. La mission, c’est de sauver des vies, puis de protéger personnes à bord, puis de témoigner, là on est dans trois en même temps. Et les équipes sont dévouées à cette mission", ajoute-t-elle.


Texte initialement publié sur : France 24

 

Et aussi